Chapitre 16: La partie ne fait que commencer

Publié le par Castiel- Chloé fiction AS

Début conversation téléphonique :
*Lysandre : Allô ?
Moi : Oui Lysandre c’est moi. Je t’en pris dis-moi que Castiel est avec toi
Lysandre : Non il n’est toujours pas arrivé. Pourquoi que se passe-t-il ? *
Oh mon Dieu. Elle était revenue. Je relus le message pour m’assurer que tout ça était bien vrai.
« Je t’avais dit que la partie ne faisait que commencer. Bienvenue dans mon jeu.
D. »
*Lysandre : CHLOE !! QUE SE PASSE-T-IL ??
Moi : C-c’est Castiel. I-il a été enlevé
Lysandre : Quoi ?! Qu’est ce que ça tu veux dire ?
Moi : Il a été enlevé, kidnappé, rapté…
Lysandre : Merci je sais ce que veux dire être enlevé. Mais ma question est est-ce que tu en es sure ?
Moi : Certaine ! Je suis chez lui. Tout est en bazar, il y a des traces de sang sur le mur et une lettre de Debrah. Qu’est-ce qu’on va faire ?
Lysandre : Surtout ne bouge pas j’arrive*
Fin conversation téléphonique
Je raccrochai, et laissai tomber mon téléphone par terre. Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Je savais bien qu’elle reviendrait. Je savais lorsque Castiel n’était pas venu hier que ce n’était pas normal. J’aurais du aller voir chez lui, insister. Et maintenant voilà ce qui est arrivé. Il pouvait être partout. Aussi bien ici qu’à des centaines de kilomètres. Et nous n’avions aucune piste pour retrouver Castiel. Bon Chloé, ressaisis toi, ce n’est pas en pleurnichant qu’il reviendra. Je me levai et me mis en quête d’indices, en attendant que Lysandre arrive. En faisant un rapide tour de la maison, je découvris que rien n’avait été prit à part je pense quelques vêtements compte tenu l’état  désastreux de son armoire.
Je redescendis quand la porte d’entrée s’ouvrit et qu’entra Lysandre. Ses yeux s’écarquillèrent quand il découvrit l’état de la maison. J’y lus pour la première fois de la peur. Et c’était compréhensible car le carnage ambiant laissait imaginer qu’il y avait eu une bagarre digne d’un film de guerre. Lysandre avait peur pour son meilleur ami. Quand il me vit, il se dirigea vers moi et me prit dans ses bras. Il semblait avoir autant besoin que moi de réconfort.
Lysandre : Que s’est-il passé ici ? C’est un véritable champ de bataille
Moi : Et pas seulement ici, dans toute la maison.
Lysandre : Alors elle est bel et bien revenue…
Moi : Tu l’as dit aux autres ?
Lysandre : Non, j’ai réussi à trouver un prétexte pour partir, mais nous devrons leur dire.
Moi : Oui. On doit le retrouver, sinon…
Lysandre : On le retrouvera, je te le promets
Nous nous séparâmes et je montrai la lettre à mon ami qui l’examina. Il fit ensuite un tour de la maison avant de revenir au salon. Il resta un moment silencieux, et moi j’attendais impatiemment son avis. Enfin, il me fit part de sa pensée.
Lysandre : Castiel est un grand garçon et sait se battre, alors je doute que Debrah seule ait pu réussir à le maitriser. Elle devait être accompagnée. Il nous reste à trouver qui.
Son raisonnement tenait la route. Nous avancions petit à petit. Trop lentement à mon goût. Je me mis à tourner en rond dans la pièce. Allez réfléchis, réfléchis, il doit bien avoir un truc à faire pour le retrouver. Allez chercher, chercher, cher…
Moi : J’ai une idée ! Si on a pas trouvé le téléphone de Castiel ici, c’est qu’il doit l’avoir sur lui. Donc si on trouve quelqu’un assez doué en informatique, on pourrait le tracer et le localiser !
Ça faisait très film policier, mais ça valait le coup d’essayer. Au point où on en était, on avait rien à perdre.
Lysandre : Ça pourrait fonctionner en effet. Mais je ne connais personne avec ce talent.
Moi : Pourquoi pas ce Armin ?
Lysandre : Non, lui ce sont les jeux vidéos qui l’intéressent, pas ce type d’informatique.  On pourrait par contre aller dans un cyber ou dans un magasin de réparation, ils pourraient sans doute nous aider.
Moi : Ok allez on y va !                                                       
Lysandre : Nous devons allez en cours Chloé, tu ne peux pas sécher
Moi : Je n’aurais pas l’esprit tranquille tant que je ne l’aurais pas retrouvé. Si je vais en cours, je ne suivrais pas, alors autant faire quelque chose d’utile. Est-ce que je peux te laisser l’annoncer aux autres ? Je voudrais vérifier cette piste.
Lysandre : Bien sur. Je parlerais aussi avec Nath pour qu’il te fasse une excuse
Moi : Merci beaucoup. A tout à l’heure, je te tiens au courant.
Je partis en courant chez moi enfourcher ma moto pour gagner du temps. Et j’avais bien fait, car j’avais du faire plusieurs magasins, tous sans succès. Je commençais à perdre espoir, quand enfin, quelqu’un put m’aider.
Vendeur : Et  pourquoi vous voulez tracer ce téléphone ?
Moi : Mon ami l’a égaré et il voudrait le retrouver, parce qu’un nouveau téléphone ça coûte assez cher.
Vendeur : D’accord, je vais vous le retrouver ma p’tite dame. Ça vous fera 30€.
Je le payai et il se mit au travail. Il lui fallut plusieurs minutes avant d’arriver à un résultat. Enfin j’eus une adresse. Je remerciai chaleureusement le vendeur et me rendis à l’endroit indiqué le plus rapidement possible. Lorsque j’y arrivais, il s’agissait d’une rue déserte. Pourtant c’est bien ici, il ne se serait pas trompé quand même. Je me mis à la recherche du téléphone. Puis, je le vis dans une poubelle. Oh la conne, bien sur que Debrah l’avait déposé là volontairement pour nous faire perdre du temps et nous induire en erreur. Elle n’aurait jamais fait une erreur aussi stupide. Je donnai un grand coup de pied dans le réverbère et me rendis au lycée, plus remontée que jamais. J’arrivai à l’heure de la récrée. Je rejoignis mes amis, qui avaient tous l’expression triste. Comment aurait-il pu en être autrement ? Quand ils me virent arriver, ils me regardèrent tous avec espoir.
Lysandre : Alors ?
Moi : Rien. Le téléphone était déposé dans une poubelle. Je soupçonne Debrah de l’avoir fait délibérément pour nous induire en erreur.
Rosa : On fait quoi maintenant alors ?
Moi : J’en ai aucune idée. Mais ce qui est  sur, c’est que ça ne se résoudra pas en une journée.          
Louise : Il faut quand même agir vite
Annick : C’est clair, Debrah pourrait faire du mal à Castiel
Guillaume : Voire pire encore
Cette pensée nous fit frissonner. Ils avaient raison. On ne pouvait pas rester sans rien faire et l’abandonner. Mais que faire ? Soudain je vis au loin Capucine. À cette vue, mon sang ne fit qu’un tour. Je me dirigeai à toute vitesse vers elle et la plaqua contre le mur.
Capucine : Nan mais t’es complètement folle ! Lâche-moi !
Moi : Il est où ?!
Capucine : Mais de quoi tu parles ?
Moi : Ne fais pas l’innocente ! Je parle de Castiel. Comme par hasard, quand il était absent hier, tu n’étais pas là. Et aujourd’hui qu’il a été enlevé, tu reviens au lycée. Alors je ne le répéterai par une troisième fois, où est-il ?
Je vis un atroce sourire se dessiner sur le visage de cette peste. Je vais l’étrangler, je jure que je vais l’étrangler. Je m’apprêtai à la serrer au niveau de la gorge, quand je sentis des bras me soulever et me reculer d’elle. Je me débattis comme une folle.
Lysandre : Arrête, ça ne servirait à rien de faire ça ! La violence ne sert à rien
Moi : Lâche-moi ! Elle est mouillée dans cette affaire ! Elle sait où il est !!
Je continuai de me débattre mais Lysandre résistait et ne me lâchai pas. Le sourire de Capucine ne faisait que s’étendre sur son visage, et elle se mit à rire.
Capucine : Vous ne le retrouverez jamais. On l’a emmené loin d’ici. Jamais vous ne le reverrez ! Dites lui adieu aujourd’hui, ça vaut mieux. Quant à moi, je compte bien en profiter, et m’amuser avec lui.
OK je vais la tuer. Je réussi à échapper à l’emprise de Lysandre, et je me jetai sur Capucine. Nous tombions à la renverse. Je la ruai de coups.
Moi : DIS-MOI OÙ IL EST !!! DIS-MOI OÙ IL EST !!!
Cette fois, ce fut Lysandre et Nath qui durent me détacher de Capucine. Cette garce était couverte de bleus et saignait du nez. Ce n’était que mérité.
Moi : Va dire à Debrah que je retrouverai Castiel. Et si elle a le malheur de croiser ma route, dis lui bien que je lui ferais la peau !
Les garçons m’emmenèrent loin de Capucine, dans un coin au calme. Ils attendirent que je me fusse calmée pour me lâcher.
Nath : Qu’est- ce qu’il t’a pris ?
Moi : Désolé, dès que je l’ai vu j’ai pété un plomb. J’avais besoin de passer mes nerfs. Et puis tu vois, elle l’a dit elle-même, elle sait où il est.
Nath : Ce n’est pas une raison ! Tu pourrais avoir des ennuis. Et les récents évènements ne joueront pas en ta faveur.
Moi : Je sais. Pardon
Lysandre : Au moins, nous savons sur quelle piste chercher.
Rosa : Il a raison. Nous devons surveiller de très près Capucine
Louise : Ouais sauf qu’elle va faire en sorte de pas se retrouver seule et si elle devait se rendre là où est retenu Castiel, elle va prendre pleins de détours.
Guillaume : Et puis on peut pas non plus la surveiller h24
Moi : Mais au moins quand on est au lycée, il faut toujours s’arranger pour que l’un d’entre nous la surveille.
Nous acquiesçâmes tous. Nous repartîmes donc en cours, sans quitter des yeux notre proie. Et elle, elle n’arrêtait pas de me lancer des sourires narquois. Je sens que je vais pas tenir indéfiniment. Vivement qu’on retrouve vite Castiel sinon je sens que quelqu’un va mourir. À la pause de midi, je vis Capucine s’éloigner pour passer un coup de fil. Je voulus la suivre quand on me barra la route.
Moi : Que…
… ?: Alors comme ça on m’évite ?
Ce n’était autre que Ben. Bien sur qu’il allait chercher à me parler à la première occasion. Mais pourquoi maintenant ?
Moi : Dis, est-ce qu’on se reparler plus tard, s’il te plait ? J’ai un truc urgent à faire
Je voulus voir où était ma proie, mais elle avait disparue. Fais chier !
Ben : Plus urgent qu’un pote dans le tourment ?
Je soupirai, mais consentis tout de même à l’écouter. Je lui devais bien ça. Et puis de toute façon, Capucine m’avait échappée.
Moi : Très bien je t’écoute
Ben : Pourquoi tu m’évites ?
Moi : Je ne t’évite pas. Disons juste que… je voulais mettre un peu de côté ce que tu as tenté de faire, avant de revenir te parler. D’ailleurs pourquoi as-tu tenté de m’embrasser ?
Ben : Heu… je ne sais pas. Une envie soudaine.
Moi : Pourquoi tu n’a pas arrêté quand je t’ai demandé de le faire ?
Ben : Je… je sais pas comment dire ça. J’étais comme sourd. Tu veux bien me pardonner ?
Moi : Va pour cette fois, mais si tu recommences…
Ben : Je recommencerai pas promis ! =D
Je passai le midi avec lui. Je lui racontai l’enlèvement de mon ami rouquin. À cette révélation, il fit tout pour me changer les idées et me détendre. Mais j’étais trop préoccupée, pourtant je fis semblant pour lui faire plaisir.
 
Pendant une semaine, le temps sembla comme suspendu. Aucune nouvelle, aucune piste, rien. Qu’une attente interminable. Notre filature n’avait jusqu’ici rien donnée. Nous commencions à désespérer de revoir un jour Castiel. Car si nous ne trouvions pas une solution rapidement, nous risquions bien de ne plus jamais le revoir. Et cette idée m’était tout à fait insupportable. Si nous n’obtenions rien de Capucine, comment faire ? Nous aurions peut-être du appeler la police. Ils auraient pu nous aider, et cette affaire serait réglé. Quoique cela aurait mit encore plus Castiel en danger.
Pourtant un soir, alors que nous sortions des cours, je surpris un appel de Capucine.
Capucine : Prépare-le, j’ai pris mes instruments. Il s’en rappellera toute sa vie.
Cette réponse me fit frissonner au plus profond de mon âme. Quand elle a dit « il », elle devait surement parler de Castiel. Mais quels étaient ces instruments dont elle parlait ? Des instruments de torture ? Cela ne disait rien qui vaille. Je décidai de la suivre, mais quelqu’un m’attrapa par le bras. Mon Dieu, je vais tuer cette personne. Et qui c’était ?
Moi : Ben, tu tombes vraiment mal, là je suis…
Ben : Dis tu me montre où t’habite ?
Moi : Quoi ? Ça t’avancera à quoi de savoir où je vis ?
Ben : Parce que je dois te parler de quelque chose, d’assez privé.
 Je me retournai, mais bien sur, Capucine n’était plus là. Je bouillonnai intérieurement.  Ce n’était pas la première fois qu’il m’empêchait de suivre Capucine. À croire qu’il le faisait exprès. Ouais mais en même temps, il ne pouvait pas savoir que je l’espionnais.
Moi : Ben, je suis vraiment occupée, ça peut pas…
Ben : S’il te plaît
Je soufflai un grand coup pour me calmer et acceptai à contre cœur. Sur la route de chez moi, je n’écoutais que d’une oreille distraite les bavardages de Ben. Ce qu’avait dit Capucine me tracassait. Des millions de scénarios me passaient dans la tête, augmentant mon angoisse. Tout ce qui était sur, c’était qu’elle avait prévu de faire subir quelque chose à Castiel. Et à mon avis, ce ne devait pas être quelque chose d’agréable.
Puis enfin, nous arrivâmes devant chez moi. Je me retournai vers Ben.
Moi : Alors qu’avais-tu de si urgent à me dire pour que ça ne se fasse que devant chez moi ?
Ben : 0//0 Heu… et bien… c’est une histoire vraiment étrange. Heu… tu vois c’est…
Il semblait nerveux et avait les joues cramoisies. Et en plus de ça, il racontait des propos complètement incohérents. En temps normal, cela m’aurait fait rire, mais là, cela me fit perdre patience.
Moi : Bon Ben excuse moi, mais j’espère que ce que tu as me dire en vaut la peine, parce que j’avais un truc important à faire. Alors si tu n’a rien à me dire je m’en vais.
Il baissa la tête et se mit à regarder ses pieds. Bon, cette fois je m’en vais. Je fis demi-tour et m’apprêtai à rentrer chez moi quand mon ami m’attrapa et me tira contre lui.
Chapitre 16: La partie ne fait que commencer
Hein ? Qu’est-ce qu’il fait là ? Il m’embrasse ? Oh la la je ne comprends plus rien. Enfin il relâcha mes lèvres et me regarda droits dans les yeux.
Ben : 0///0 J-je t’aime Chloé
Si je m’y attendais à ça. Cela me touchait, mais je ne partageais pas ses sentiments. Il s’apprêtait à me ré-embrasser, mais je le repoussai gentiment.
Moi : Ben, ce que tu viens de me dire me touche vraiment. Mais… je suis désolé. Je ne te considère que comme ami. Et puis, je ne te connais que depuis peu de temps. Excuse-moi.
De toutes les réactions possibles à ce genre de réponse, celle de mon ami, me laissa perplexe. Il se recula et me relâcha subitement, presque violemment avant de faire demi-tour.
Ben : Je comprends
Et il s’en alla sans un mot de plus, les mains dans les poches. Les réactions et les changements d’humeur de Ben étaient vraiment des plus étranges. J’espérais vraiment qu’il ne m’en tiendra rigueur et qu’on pourra redevenir comme avant. Je rentrai pour de bon chez moi, le moral encore plus dans les chaussettes.
Cette nuit là, je n’arrivai pas à m’endormir. Je me retournai, encore et encore dans tous les sens, sans pour autant trouver le sommeil. Je descendis au salon prendre ma boîte de somnifère, quand j’aperçus des lumières de phares. En allant à la fenêtre, je vis une voiture se garer devant la maison de mon voisin disparu. Et quelle ne fut pas surprise de voir descendre du véhicule Capucine. Elle rentra dans la maison, avant d’en ressortir quelques minutes plus tard avec un sac et de remonter dans sa voiture. Sans hésiter, je passai mon blouson et courus à ma moto. Je décidai de la suivre, comme ça elle me mènerait tout droit à l’endroit où était retenu Castiel. Je la suivis à bonne distance, car à cette heure-ci, les voitures étaient rares. Heureusement qu’elle ne savait que j’habitais juste en face de chez lui. Environ 15 minutes plus tard, Capucine s’arrêta devant une maison, plutôt isolée, dans un quartier de la ville que je ne connaissais pas. J’allai me garer un peu plus loin. Je m’approchai discrètement et vis Capucine entrer dans  la maison. Par une fenêtre éclairée, je crus voir Debrah. Pas de doute, c’était ici qu’elles le retenaient. Je notai le nom de rue et le numéro de la maison avant de retourner à ma moto. Agir maintenant, n’aurait servit à rien. J’étais seule, et elles étaient deux à l’intérieur. Je n’avais aucune chance. Je sortis mon téléphone et composait le numéro de Lysandre.
Début conversation téléphonique :
Lysandre : *baille* Chloé ?
Moi : Désolé de te réveiller mais j’avais quelque chose d’urgent à te dire.
Lysandre : Il est 3h du matin Chloé, ça ne peux pas attendre demain ?
Moi : On est déjà demain, et non ça ne peut pas attendre. J’ai trouvé où est caché Castiel.
Lysandre : Vraiment ?!
Moi : Oui. Il est dans une maison, au 45 impasse de la roseraie (nom inventé).
Lysandre : Attends… ça me dit quelque chose. Mais oui, c’était l’adresse de la maison de Debrah, quand elle habitait ici. Maintenant ça paraît évident.
Moi : Est-ce que tu crois que demain tu pourrais me rejoindre à 8h30 chez moi ? On irait là-bas. Il n’y aurait que Debrah vu que Capucine serait au lycée. On aurait l’avantage du nombre et de la surprise.
Lysandre : Oui bien sur. Dis-moi où tu habites
Moi : La maison en face de celle de Castiel.
Lysandre : D’accord. À demain… enfin à tout à l’heure.
Moi : À tout à l’heure. Et encore désolé de t’avoir réveillé. 
Fin conversation téléphonique.
Je raccrochai, avant de regarder une dernière fois cette maison. Cette fois, c’est terminé Debrah. Tu ne gagneras pas. Puis je rentrai chez moi. Je rentrai finalement chez moi, persuadée que la fin de cette histoire était proche.
Je ne dormis pas du reste de la nuit. J’essayai d’échafauder un plan. Mais rien. Mon cerveau devait être trop embrumé pour me permettre de réfléchir correctement. Je décidai de m’accorder alors quelques heures de repos. Je devais être en forme au moment où on passerait à l’action. Je me réveillai finalement à 8h. Bon, j’ai une demi-heure pour me préparer avant que Lysandre n’arrive. Je me débarbouillai rapidement et me changeai. Je finissais juste quand on sonna à la porte. J’allai ouvrir à mon ami et nous allâmes nous assoir à la cuisine.
Moi : Café ?
Lysandre : S’il te plait
Je nous servis à tous les deux un grand mug de café.
Lysandre : Alors, comment est-ce qu’on procède ?
Moi : Je sais pas. Je pense déjà que la première étape sera de rentrer discrètement dans la maison et de trouver dans quelle pièce est caché Castiel.
Lysandre : C’est certain. Après ça, un d’entre nous devra maîtriser Debrah et appeler la police, tandis que l’autre délivrera Castiel.
Moi : Ça me paraît bien. Et au pire on improvisera le moment venu.
Lysandre : J’aimerais autant m’occuper de Castiel, je ne me vois pas frapper une fille, même si je ne l’apprécie pas du tout.
Moi : Pas de soucis. Je me ferais un plaisir de lui foutre une raclée.
Lysandre : Pourtant, quelque chose me chiffonne. Mais je n’arrive pas à me rappeler quoi.
À première vue, cela semblait simple. Trouver la pièce, assommer Debrah par derrière, délivrer Castiel et appeler la police. Mais je préférais rester sur mes gardes, car avec je savais par expérience que rien n’était gagné d’avance avec Debrah.
Quand nous eûmes terminés, nous partîmes en moto. Enfin, je dus plutôt passer 5 minutes à négocier.
Lysandre : Je ne tiens pas trop à monter sur ces engins. Ils ne sont pas fiables à 100%
Moi : Les voitures non plus. Tout dépens du conducteur. Et si c’est ça qui t’effraie, je roulerai doucement promis.
Lysandre : Je n’en doute pas, mais on peut aussi y aller à pied non ?
Moi : En moto c’est 15 minutes. Alors à pied on mettrait 45 minutes. Et puis si ça tourne mal, tu seras content d’avoir une moto pour fuir et ne pas avoir à courir.
Lysandre : Mais si…
Moi : Bon Lysandre monte, fais pas ta Rosa sérieux
Lysandre : Parce qu’elle non plus ne voulait pas monter ?
Moi : Non, elle m’a fait un gros caca nerveux comme toi. Allez grimpe, tu crains rien, et puis tu portes un casque alors t’inquiètes.
Lysandre : Bon d’accord
Enfin, il monta derrière moi et nous pûmes partir. Des fois, j’ai l’impression que mes amis sont plus des filles que des mecs. Sauf bien sur Cast. Et il a pas intérêt à se féminiser ou je lui pète la gueule. Nous arrivâmes donc comme prévu 15 minutes plus tard près de la maison de Debrah, mais j’allai me garer un peu plus loin. Nous nous approchâmes discrètement de la maison et nous accroupîmes à une fenêtre pour regarder à l’intérieur. Il avait Debrah assise sur un canapé en train de regarder la télé. Bon jusqu’ici tout va bien, elle est seule, et a une distraction. Sauf que…non, elle n’était pas seule. Je vis Capucine arriver et lui tendre une tasse.
Moi : Mais qu’est-ce qu’elle fout là ? Elle devrait être en cours !
Lysandre : Ça y est, je sais ce qui me dérangeait ! On est samedi aujourd’hui.
Samedi, samedi… on est… SAMEDI ! Haaa naaann c’est vrai j’avais complètement oublié ce détail. Mais ce détail venait tout gâcher vu qu’à cause de lui nous n’avions plus l’avantage du nombre. Ce serait donc deux fois plus compliqué. Je pleurais de l’intérieur. Pourquoi, ça n’arrive qu’à moi les plans foireux comme ça ? Pour une fois que je voulais qu’on soit un jour de cours, on était en weekend.
Moi : Bon… plan B.
Lysandre : C’est quoi le plan B ?
Moi : Improvisation
Lysandre : J’éviterais, on risquerait de perdre. Nous devons juste changer quelques détails dans notre plan.
Moi : Mouais. Bon, on va passer par derrière, et voir s’il y a un arbre pour monter dans une chambre. Après, je suis désolé, mais tu devras t’occuper de Capucine, car je peux pas me battre avec les deux.
Lysandre : Je suppose qu’on a pas d’autres choix.
Moi : Allez t’inquiètes, un bon coup par derrière sur la tête et le tour est joué. Et elle ne saura même pas que c’est toi.
Lysandre : Et si c’est Debrah ?
Moi : C’est encore mieux.
Lysandre : D’accord.
Moi : Allez let’s go.
Nous passâmes à l’arrière de la maison. J’inspectai la façade et repérai une fenêtre entrouverte. Et, encore mieux, un arbre avec une branche proche de cette même fenêtre. Le chance a tourné on dirait ! Nous entreprîmes donc l’escalade du chêne quelque peu difficilement pour ma part vu que c’était la première fois. Je gagnai au passage quelques échardes et des égratignures. Je me consolai en me disant que c’était des blessures de guerre. Mais nous arrivâmes sain et sauf dans la chambre. Sans doute celle de Debrah. Bon maintenant, c’est maintenant que les choses vont se corser. Comment faire monter une des deux dans la chambre, sans qu’elles se doutent que quelqu’un s’est infiltré dans la maison ?
Lysandre : *chuchote* Cache-toi, je vais faire du bruit pour les attirer.
Je fis ce qu’il me dit et allai me cacher dans le placard. Lysandre alla faire claquer la fenêtre, suffisamment fort pour qu’on puisse l’entendre d’en bas. Puis il vint se cacher derrière la porte rapidement, en prenant la lampe de bureau en main. Nous entendîmes des pas monter dans l’escalier, puis finalement quelqu’un entra dans la chambre. C’était Capucine. Elle fut à peine à l’intérieur que Lysandre l’assomma et la rattrapa juste à temps avant qu’elle ne s’effondre par terre. Je sortis du placard et aida mon ami à mettre la blonde à l’intérieur. Je fermai ensuite celui-ci à clé.
Lysandre : *chuchote* On fait comment maintenant pour Debrah ?
Moi : *chuchote* Je n’en ai aucune idée. Mais on doit faire vite, parce que quand elle verra que Capucine ne redescend pas, elle va s’inquiéter et venir nous trouver.
Lysandre : *chuchote* Alors essayons de voir s’il ne se trouve pas à l’étage
Nous jetâmes un rapide coup d’œil dans les pièces, mais aucun signe de notre ami. À tous les coups, il était en bas.
Debrah : Capucine ?
Merde, ça y est elle va venir. Vite vite une cachette
Debrah : Tout va bien ?
Je filai me cacher derrière une porte, tandis que Lysandre lui, hésitait.
Moi : *chuchote* Vite cache toi !
Lysandre : *chuchote* Où ? Il n’y a pas d’endroit
Il fit à peine un pas, qu’il reçut à coup de batte à la tête et s’écroula par terre. Oh non, non ce n’était pas censé se passer comme ça. Debrah était arrivée, et plus vite qu’on le croyait. Nous avions du faire trop de bruit. Elle avança dans la pièce sans me voir. Je m’approchai discrètement par derrière et lui donnai un grand coup de pied dans les genoux. Elle hurla et se retourna d’un coup. Elle voulu me donner un coup mais je réussis à l’éviter de justesse.
Debrah : On t’a jamais dit que c’était très mal poli de rentrer dans une maison sans y être invité ?
Moi : Et toi, on t’a jamais dit qu’enlever quelqu’un était criminel ?
Debrah : Oh mais ça personne ne le saura jamais.
Elle donna un autre coup que je réussi encore une fois à esquiver, mais je n’avais pas vu venir le suivant. Elle m’assena un coup dans les jambes, puis un coup à la tête. La violence me fit me cogner la tête contre le mur et je m’écroulai par terre, à demi consciente.
Ma tête tournait et me faisait affreusement mal. Ma vision était trouble. J’avais l’impression d’avoir vidé une  bouteille de téquila cul sec. Je sentais un liquide couler sur mon front. Je passai ma main, et découvris sans trop d’étonnement que c’était du sang. Je m’approchai de Lysandre, qui était assommé. Il ne saignait pas, alors je le laissai la, pensant qu’il ne tarderait pas à se réveiller. Je me relevai le plus rapidement possible et tentai de garder mon équilibre, ce qui n’était pas gagné vu que mes jambes tremblaient. Mais je tins bon. Allez, il n’y a pas une minute à perdre.
Je descendis au rez-de-chaussée, aussi vite que cela me fut possible. Je cherchai au salon, personne. Cuisine, personne. Puis je découvris, un couloir, avec une porte ouverte. En m’approchant, je vis que la porte donnait sur des escaliers qui descendaient. Mais oui bien ! Le meilleur endroit pour cacher quelqu’un est la cave. J’étais persuadée à 99% que Debrah s’y trouvait, d’autant plus, que j’entendais sa voix. Mes esprits et mes forcent me revenant peu à peu, je pus descendre les marches beaucoup plus rapidement que les précédentes. Lorsque j’arrivai, je vis Debrah, un pistolet braqué sur un Castiel couvert de blessures. 
Chapitre 16: La partie ne fait que commencer
Debrah : Tiens, tu arrives juste à temps pour voir ton chéri mourir. Je t’avais bien dit que tu ne le sauverais pas. Adieu Castiel
Moi : NON !!
Je sautai avec l’énergie du désespoir sur Debrah, quand le coup de feu partit.
 
____________________________________________________
Voilà pour ce chapitre 16.
Chloé aura-t-elle pu sauver Castiel? Et qu'a t-til vécu pendant sa séquestration? Vous le saurez dans le chapitre 17, que je poste dans 20 coms.
Bisous mes chéri(e)s <3 !

Publié dans Saison 1

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Commenter cet article

Cota 29/11/2015 12:06

On est dimanche !!

Juju 27/11/2015 23:49

Effectivement demain serai top !

Layal 27/11/2015 17:55

Hâte d'être à dimanche j'ai attendu ce moment toute la semaine , il y'a une possibilité de poster le prochain chapitre demain ? Bisous

Aurore 23/11/2015 21:20

Oui je rigole toujours pour rien moi de toute facon mdrr X)

Castiel- Chloé fiction AS 24/11/2015 13:54

Haha on va bien s'entendre alors x)

Aurore 22/11/2015 23:37

Ps: 24 coms

Aurore 22/11/2015 23:35

Chloé c pris le coup c ca ?? Je veux savoir ! J'espere la suite pour bientot ! Ca sera dur d'attendre une semaine ! C une vrai monté en puissance d'un coup ! Meme si ce n'est pas sencé etre un chapitre amusant , ca m'a amusé quand Chloé a dit "plan B , impro " X)

Castiel- Chloé fiction AS 23/11/2015 08:42

Ha tu verras bien....la suite dimanche, car je n'avais pas prévu que l'objectif serait atteint en 2 jours x) merci ^^ Et bienvenue au club des gens qui rigolent là où y a rien de drôle x) bisous ❤

Eloya 22/11/2015 23:12

Ton chapitre est génial je suis impatiente d'être a dimanche

Castiel- Chloé fiction AS 23/11/2015 08:40

Merci ;)

Jade 22/11/2015 22:24

20 com´s !!!!! La suite vite stp ^^!

Castiel- Chloé fiction AS 23/11/2015 08:40

La suite dimanche, car je n'avais pas prévu que les 20 coms arriveraient aussi vite x)

Jade 22/11/2015 22:22

Jadooooooooooooore!

Castiel- Chloé fiction AS 23/11/2015 08:39

Mercciiiiii ^^

Sach' 22/11/2015 22:00

J'espère que la suite est pour demain, je suis trop pressée dsl :')

Castiel- Chloé fiction AS 23/11/2015 08:39

Haha ;) je voudrais bien poster la suite demain, mais je suis un peu en retard sur mes chapitres, donc je pense devoir poster le prochain dimanche malheureusement