Chapitre 18: La fin du cauchemar

Publié le par Castiel- Chloé fiction AS

Je m’étais jetée sur Debrah juste à temps. J’avais réussi à dévier sa main, et le coup était partit dans le mur. Nous tombâmes dans la précipitation par terre. Je réussis à désarmer Debrah.
Moi: Toi pétasse je vais te faire la peau!
​Debrah: Je t'aurais tué avant
Nous nous mîmes à nous battre férocement. J’étais un coup sur elle, puis inversement. Je passai toute ma colère sur ma pire ennemie sans la ménager. Elle avait fait souffrir tellement de personnes qu’elle méritait de souffrir elle aussi. J’étais dans une rage folle. Mais, devant surement avoir plus l’habitude de se battre que moi, elle reprit le dessus. J’étais en très mauvais posture, quand Debrah s’écroula d’un coup. En levant la tête, je vis Lysandre. Juste à temps !
Moi: Merci Lys
Je me levai et me précipitai vers Castiel. Il était dans un sale état : des bleus, des cicatrices, des ecchymoses de partout. Et il saignait abondamment. Je pris son visage entre mes mains. Il me regardait, l’air serein.
Moi : Castiel ?! Tu m’entends ? Ça y est c’est fini. On va t’emmener à l’hôpital. C’est finit.
Ses lèvres bougèrent, mais aucun son ne sortit. Puis d’un coup, il s’évanouit.
Moi : Castiel ! Lysandre aide moi!
Je détachai mon ami et nous le portâmes sur le lit. Je remarquai qu’il saignait beaucoup du crâne. Je déchirai le bas de mon tee-shirt pour lui appuyer à l’endroit où il perdait du sang pour arrêter l’hémorragie. Je me retournai à l’endroit où était Debrah, mais il n’y avait personne.
Moi : Merde elle est passé où ?
Lysandre : Elle a du s’enfuir.
Moi : Il faut qu’on la rattrape !
Lysandre : Non. Tu pourrais tomber dans un piège. Et puis elle sait qu’elle a perdu. Et cette fois définitivement. Elle ne reviendra plus ne t’inquiète pas. Et puis j’ai déjà appelé les secours et la police. Ils ne devraient plus tarder à arriver.
Moi : *soupir* D’accord. Et toi ta tête ça va?
Lysandre : Plus de peur que de mal. Et toi ?
Moi : Je survivrai.
Lysandre : Je vais monter, pour attendre leur arrivée.
Moi : D’accord
Mon ami monta à l’étage tandis que je restai avec notre rescapé. Je mis à lui caresser les cheveux tout en appuyant sur le tee-shirt derrière sa tête.
Moi : Tu as un vrai don pour de te mettre dans des situations pas possible. Un peu plus et on te perdait.
Rien que de penser qu’on avait faillit le Castiel, une larme perla sur ma joue, mais je l’essuyai rapidement. Je ne pouvais pas penser comme ça. Le plus important était qu’on l’avait retrouvé et qu’il allait s’en sortir. Il devait s’en sortir.
Quelques minutes plus tard, il eut de l’agitation à l’étage, et plusieurs personnes descendirent. Enfin ! Les ambulanciers s’occupèrent de Castiel. Je leur montrai sa blessure à la tête et ils s’en allèrent avec lui.
Ambulancier : Et vous, vous allez bien ?
Moi : Oui ne vous inquiétez pas. Occupez vous surtout de lui.
Ambulancier : Suivez nous tout de même à l’hôpital pour un examen.
Moi : D’accord.
Un policer vint ensuite pour prendre ma déposition. Là seulement, je pus sortir de la maison, où j’espérais ne plus jamais revenir. Je vis des policiers embarquer Capucine qui hurlait à pleins poumons. Je souris à cette vue. Debrah courait encore dans la nature, mais j’avais en lot de consolation Capucine. Je sortis mon téléphone et appela Rosa. Je dus décoller mon oreille du téléphone tellement elle hurlait. Mais sa joie était normale. Je rigolai avec elle, j’étais tellement soulagée que tout ça soit finit. Je me dirigeais vers ma moto quand on m’interpella.
Ambulancier : Vous ne devriez pas conduire compte tenu de votre état
Moi : Je peux pas la laisser ici.
Lysandre : Ne vous en faite pas, elle sera prudente. Moi je monte avec Castiel
Ambulancier : Bon d’accord
Je montai sur ma moto, et suivis l’ambulance jusqu’à l’hôpital. Lorsqu’on arriva, les ambulanciers descendirent et d’autres médecins arrivèrent. Et la ce fut le rush. Course à travers pleins de couloirs pour trouver une chambre. Ils le mirent sur un lit et là on eut droit au charabia des docteurs. Ba j’étais bien contente de regarder Grey’s Anatomy XD
Ambulancier : Jeune avec blessures multiples : cotes brisées, hémorragie au crâne, déshydratation et malnutrition. On l’a intubé dans l'ambulance.
Docteur : Tension ?
Infirmière 1: Très faible
BIIIIIIIIIIIIIIIIP
Infirmière : Plus de pouls ! Il fait un arrêt cardiaque !
Un arrêt ? Oh mon dieu ? Ça veut dire qu’il ne respire plus
Moi : Castiel ! Faites quelque chose !
Ambulancier : S’il vous plait, sortez 
Moi : Non, Castiel !
Les ambulanciers nous obligèrent à sortir mais j’eus le temps de voir le docteur choquer mon ami.
Docteur : Palettes! Chargez à 250. Prêts, dégagez !
BIIIIIIIIIIIIIIIIP                     
Docteur : Toujours rien, on charge à 300.
Chapitre 18: La fin du cauchemar
Puis je fus contrainte de quitter la chambre. Je me mis à tourner en rond devant la porte en attendant. J’étais morte de peur. Pitié, faite qu’ils réussissent à le réanimer. Et toi Castiel, accroche-toi. Lysandre, s’assit sur une chaise. Il semblait anéantit. Il avait perdu son calme. Il remuait des pieds frénétiquement et ses mains tremblaient. Je vins m’assoir à côté de lui et lui pris les mains.  Nous essayâmes de nous rassurer tous les deux, en nous serrant fort les mains. Nous attendions le verdict. J’avais des sueurs froides. Que se passerait-il s’ils n’arrivaient pas à le réanimer ? Je n’arrivais pas à concevoir l’idée qu’il meurt.
Enfin, la porte de la chambre s’ouvrit et le docteur. Nous nous levâmes dans un même mouvement et nous approchâmes du médecin en espérant une bonne nouvelle. Nous aperçûmes le brancard avec Castiel partir.
Docteur : Son cœur est repartit. Nous l’amenons au bloc, il doit être opéré d’urgence. Je vous tiendrais informé.
Nous soupirâmes de soulagement en même temps. Il était sauvé. Nous remerciâmes le docteur qui suivit les infirmiers. Maintenant, il restait l’opération. Nous repartîmes nous assoir mais une infirmière m’appela.
Infirmière : Suivez-moi s’il vous plait, je vais m’occuper de vos blessures.
Je tournai la tête vers Lysandre. Je ne voulais pas le laisser seul. Il me rassura en souriant.
Lysandre : Ne t’inquiète pas, j’attends ici.
J’hochais la tête et suivit l’infirmière. Je m’assis sur un lit et elle s’occupa de panser mes plaies.
Infirmière : Vous êtes amie avec le rouquin qu’on vient d’emmener au bloc ?
Moi : Oui. Vous croyez qu’il va s’en sortir ?
Infirmière : Ça a l’air d’être un battant, alors il n’y a pas de raison. Ne vous inquiétez pas, le docteur qui s’occupe de votre ami est très compétent, il est entre de bonnes mains. Mais que lui est-il arrivé?
Moi : Disons qu’il a des ex un peu folles.
Je lui expliquai toute l’histoire en même temps qu’elle me soignait. Elle m’écouta sans m’interrompre. Bizarrement, en parler me fit du bien. Et puis cette infirmière était gentille.  
Infirmière : Quelle histoire, le pauvre il n’a vraiment pas de chance. J’espère qu’il s’en remettra. Je vais devoir y aller. Mais si avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à me demander, et je m’appelle Anaïs au fait.
Moi : Merci beaucoup Anaïs. Moi c’est Chloé.
Anaïs : Je t’en prie. Ho, une dernière chose. Ton ami a vraiment beaucoup de chance de vous avoir toi et l’autre garçon. Il doit compter énormément pour vous pour que vous ayez prit autant de risques pour l’aider.
Moi : Merci 
Ce qu’elle venait de dire, me touchait profondément. Anaïs était vraiment géniale, et une infirmière d’enfer, je n’avais presque pas eu mal, moi qui d’habitude suis une vraie chochotte. Avant d’aller rejoindre Lysandre, je passai acheter deux cafés et des gâteaux, car nous risquions d’attendre longtemps. Lorsqu’il me vit arriver, il se mit à sourire.
Moi : Tu es content de me voir ou alors c’est parce que j’ai de la bouffe ?
Lysandre : Je mentirais si je disais que je n’étais pas content d’avoir quelque chose à me mettre sous dents.
Moi : C’est bien ce que je pensais.
Lysandre : Mais ça me fait aussi plaisir de te voir =D
Moi : Je t’ai déjà dit que tu étais un très mauvais menteur ?
Je m’assis à côté de mon ami qui m’arracha limite la nourriture des bras. La nourriture, le point faible de tout le monde X)
Moi : Mais où est passé ta galanterie légendaire ?
Lysandre : Elle s’en ai allée à l’instant où j’ai frappé Capucine.
Moi : Mais que dirais Annick si elle savait que son homme frappait les femmes ?
Lysandre : Je ne préfère même pas imaginer. Quoi que comme on parle de Debrah et de Capucine, je ne pense qu’elle m’en voudrait pas beaucoup.
Mon ami plongea sa main dans le paquet et fourra deux gâteaux dans sa bouche en même temps.
Moi : C’est sur. Ba bon appétit ;)
Lysandre : Merchi, à toi auchii ^_^
Mais quelle andouille ce mec XD Enfin, je peux dire qu’on a bien mangé. Le mot exact serait plutôt gavé mais c’est pas grave XD
Moi : Au fait, comment ça se passe avec Nicky?
Lysandre : Très bien. On se voit souvent les weekends, on fait des sorties. Enfin voilà quoi.
Moi : Le parfait petit amour
Lysandre : On peut dire ça en effet
Une autre question me brulait les lèvres, mais je ne pouvais pas la poser à Lysandre. J’irais demander à Annick c’est plus sur. Parce que je sais qu’elle elle va me répondre. Et puis de toute façon même si elle veut pas, elle sera obligé. Nous nous mîmes à parler de tout et de rien pour passer le temps. Mais il y eut un moment où nous avions épuisé tous les sujets de conversation possibles. Cela devait faire au moins 3h que nous attendions, et toujours aucune nouvelle. Je commençais à m’inquiéter.
Lysandre : Et si on écoutait de la musique
Moi : On a plus que ça à faire de toute façon.
Il me tendit un de ses écouteurs, et c’était partit. Ses chansons étaient assez variées, mais il y avait surtout du rock. Je crois que mon ami fut surpris comme il vit que je fredonnai pour certaine chansons.
Lysandre : Tu écoutes du rock ?
Moi : Oui j’aime bien. Bon quand les gars passent leur vie à gueuler ça m’énerve, mais ouais. 
Lysandre : Tu pourrais venir à nos répétions ça pourrait te plaire                       
Moi : Ouais ça pourrait être cool
Et c’était repartit pour une heure et demi d’attente. Je commençais à perdre patience. Cela faisait 4h30 que nous attendions et toujours rien. Je ne pouvais plus attendre à rien faire. Je me levais et commençai à tourner en rond. Ça devrait être fini, pourquoi est-ce que ça prend autant de temps ? Était-ce plus grave que ce que nous avions imaginé ?
Lysandre : Tu devrais te détendre
Moi : Je peux pas. J’en ai marre d’attendre ! Ça fait des heures qu’on poirote et ils ne sont même pas venus nous donner des nouvelles. Et puis j’en avais marre d’être assise.
Nous dûmes encore patienter une demi-heure, avant de voir le docteur qui s’occupe de Castiel arriver. Moi et Lysandre nous précipitâmes vers lui.
Lysandre : Comment va-t-il ?
Docteur : Il avait une hémorragie cérébrale, qui nous a donné beaucoup de fil à retordre, mais nous avons réussi à la stopper. Il avait ensuite plusieurs cotes cassées que nous avons réparées, et pleins d’autres problèmes. Mais il ne court plus aucun danger.
Nous poussâmes tous les deux un long soupir de soulagement. Il est sauvé.
Docteur : Par contre, il souffre d’une profonde malnutrition et déshydratation. Il faudra donc bien s’assurer qu’il mange et boive correctement. Pour l’instant, il est dans un coma artificiel dû à cause de son hémorragie. Nous ne savons dans combien de temps exactement il va se réveiller, mais il n’y a aucune crainte à avoir.
Moi : Est-ce qu’on peut le voir ?
Docteur : Oui bien sur. Il est dans la chambre 316.          
Moi : Merci beaucoup docteur
Docteur : Je vous en prie. Au revoir.
Le docteur tourna les talons, et nous nous rendîmes dans la chambre. Castiel était là, allongé, inconscient, relié à de nombreuses machines. Il y avait une machine qui faisait BIP BIP pour chaque battement de son cœur et à une perfusion. Mon ami semblait si vulnérable, si fragile dans ce lit d’hôpital. Il avait un bandage autour de la tête et était habillé d’une de ces robes d’hôpital : blanche avec des espèces de points noirs. La pièce était humide, les murs blancs, dans l’obscurité, et l’atmosphère était lourde. Partout régnait la mort. J’avais l’impression d’étouffer.
Lysandre s’approcha de son meilleur ami et posa sa main sur son épaule. 
Lysandre : Repose toi bien, et reviens nous en pleine forme. Sinon, je pense que Rosa te ferait ressusciter pour te tuer à nouveau de ses mains. Enfin, tu la connais. Et puis on a tous besoin de toi, alors guéris vite.
Il lui serra l’épaule puis revint vers moi.
Lysandre : Je pense que je vais rentrer. Cette journée a été longue et éprouvante. Mais je pars serein, il est sauvé. Tu devrais en faire autant.
Moi : Je vais rester encore un peu.
Lysandre : D’accord.
Moi : Tu veux que je te ramène ?
Lysandre : J’ai eu ma dose d’émotion forte pour aujourd’hui. Je prendrai le bus.
Il me prit dans ses bras. Nous avions réussi. Castiel était sain et sauf, et Debrah était partie pour de bon. Ces évènements nous avaient rapprochés, et je voyais maintenant Lysandre comme un ami très proche et comme confident. Il me relâcha puis quitta la chambre sans un bruit. J’étais maintenant seule dans cette chambre froide. Je soufflai un grand coup puis pris une chaise et l’approchai du lit de Castiel, avant de m’assoir dessus. Je me mis à observer mon ami. Il avait une expression sereine, calme et détendue. Comme s’il savait que rien de mauvais ne pouvait plus lui arriver. Je ne me sentirais comme lui que lorsqu’il se réveillera. Mais j’étais déjà extrêmement heureuse que tout soit fini. Je pris sa main, et me mis à lui parler.
Moi : Castiel ? C’est Chloé. Je sais pas si tu m’entends, mais j’espère que si, parce que sinon j’ai l’air d’une folle, mais peu importe. Il …il parait que c’est bien de parler aux gens dans le coma, parce que ça leur montre qu’ils ne sont pas seuls et ça peut leur donner la force de se réveiller. Donc j’espère de tout cœur que tu m’entends, car je veux que tu te réveilles. On…j’ai besoin de toi. Ta voix, ta présence, tout me manque. Et plus surprenant encore, même tes crises me manquent. Qui l’aurait cru. Tout est trop calme sans toi, trop plat. Et puis, il ne le montre pas, mais Lysandre aussi a besoin de toi. Il était beaucoup plus calme qu’à l’ordinaire. Il ne parlait presque plus. Et quand tu as fait un arrêt… il tremblait. Tu ne peux pas l’abandonner. Alors… réveilles toi. Tu t’es battus jusqu’à présent pour rester en vie, alors ce n’est le moment de tomber dans la paresse, il faut continuer de te battre. Enfin…voilà. Mais pour l’instant, ne t’inquiètes pas. Je m’occuperai de Demon. Il viendra chez moi  le temps que tu te rétablisses. Et puis j’arrangerai chez toi, parce que c’est un vrai carnage. Et à ton retour, tout redeviendra comme avant, je te le promets.
Je me tus. Je ne savais plus quoi dire. Sans lâcher la main de mon ami, j'enfouis ma tête au creu de mes bras. Je voulus profiter de ce moment de calme pour me reposer. Je n’arrivais toujours pas à croire que tout était bel et bien finit, que nous avions gagné. Il ne restait plus qu'à attendre la réveil de Castiel. Je finis par m’assoupir. La journée avait été éprouvante, et cette petite sieste me fit le plus grand bien. Je me réveillai à 18h. Je décidai de rentrer pour m’occuper un peu de Demon.  Je me levai et me tournai vers Castiel.
Moi : Je vais rentrer, mais je repasserai demain promis. Je pense que les autres viendront aussi. En attendant repose-toi bien.
Je me penchai et l’embrassai sur le front avant de quitter la chambre. Je n’aimais pas le savoir seul dans cette chambre froide, sans personne. Mais je n’avais pas le choix, sinon il serait trop tard. Je pris donc la direction de la sortie à contre cœur. Je croisai au passage Anaïs.
Anaïs : Tu t’en vas ?
Moi : Oui, mais je reviendrai demain
Anaïs : Et je suppose qu’on te verra aussi les jours suivants, jusqu’à ce qu’il se réveille n’est-ce pas ?
Moi : Oui.
Anaïs : Haha j’en étais sure. Allez bonne soirée
Moi : Merci à vous aussi
Anaïs : Oh tu peux me tutoyer ça ne me dérange pas.
Moi : D’accord ^^
Je quittai l’hôpital et rentrai chez moi. Je garais ma moto et me rendis chez Castiel. En entrant, Demon me sauta dessus. Il s’était habitué à ma présence, vu que je venais le nourrir et le sortir chaque jour.
Moi : Allez, mon beau on va allez faire un petit tour tous les deux.
Je lui mis la laisse, et nous allâmes faire un tour au parc. Je me rendis compte que je n’avais plus du tout peur de Demon. Lui qui la première fois, ne m’inspirait pas du tout. Ça me rendait assez fière. Arrivée au parc, je libérai le beauceron qui partit, la langue pendante, courir partout. Je m’assis sur un banc et le regardai jouer. Il s’amusait à courir après un papillon. Le voir s’amuser ainsi, me fit inconsciemment sourire. Je ne sais pas depuis combien de temps exactement nous ici, mais l’air du soir n’étant pas trop froid, je ne m’en souciais pas. Le soleil était déjà couché depuis longtemps, le ciel était tout de même clair grâce à la lune et aux étoiles. Ce moment, loin du monde et de ses problèmes, me fit du bien. Puis au bout d’un moment, Demon revint vers moi, et posa son museau sur mon genou. Je lui caressai la tête gentiment. Il avait l’air de s’être assez amusé pour aujourd’hui.
Moi : Tu viens, on rentre
Je lui laissai le loisir de marcher sans la laisse pour le trajet du retour. Il commençait maintenant à faire froid, et je me mis à grelotter sous mon perfecto. Ça va bientôt être le temps de sortir des gros manteaux. Avant de rentrer chez moi, je retournai encore une fois chez Castiel, prendre des affaires pour Demon : son panier, quelques jouets, son sac de croquettes, ses deux gamelles, sa brosse et tout le tralala qui va avec. Je dus faire deux trajets pour tout prendre. Avoir un chien à la maison c’est presque pire que d’avoir une femme XD Mais le truc que je déteste avec les chiens, comme pour les chats et les autres animaux, ce sont les poils, l’odeur (avouez ça pu), et les léchouilles. BEURK ! Donc on va devoir mettre des zones interdites : ma chambre et ma salle de bain. Le chien quant à lui, semblait apprécier le fait de venir chez moi provisoirement. Au  moins, il n’aurait plus à être seul. Je pris la décision d’aller ranger chez mon ami demain matin de bonne heure. Et après ça, j’irais à l’hôpital. Je me préparai des pâtes et un steak et me mis à table. J’en donnai un bout au beauceron qui l’avala en un instant. Et bien on peut dire que sortir lui aura creusé l’appétit. Moi aussi d’ailleurs j’avais faim, et mon repas se retrouva rapidement dans mon estomac. Je partis ensuite me prendre une bonne douche et allai ensuite me poser sur le canapé devant la télé. J’avais mis le tee-shirt que m’avais donné Castiel. Je pris mon téléphone et composai le numéro de ma meilleure amie.
Début conversation téléphonique :
*Annick : Allô ?
Moi : Salut Nicky
Annick : Salut cloclo. Ça va ?
Moi : Oui. Tu as appris la nouvelle ?
Annick : Oui Lysandre m’a prévenu. C’est génial, il va bientôt revenir.
Moi : Ouais
Annick : On passera tous demain à l’hôpital pour le voir.
Moi : OK j’y serais. Dis en fait j’ai une question à te poser.
Annick : Vas-y*
Vous vous rappelez la question que je voulais poser à Lysandre puis que finalement je me suis dit qu’il valait mieux que le pose à Annick, et bien c’était celle-là que j’allais lui poser.
*Moi : Bon c’est assez indiscret, mais on est entre nous, alors tu peux tout me dire. Est-ce que vous l’avez déjà fait ?*
Gros blanc. Aucune réponse de l’autre côté de téléphone. Oui bon j’avoue la question est un peu indiscrète. Je pris ce long silence pour un oui gêné car ça n’était pas arrivé, elle m’aurait dit non directement. 
*Moi : Allez raconte c’était comment ?
Annick : P-pourquoi tu veux savoir ça ?
Moi : On est meilleures amies non ? Allez t’inquiète pas je dirais rien promis. Où, quand, comment, tempo ?
Annick : Chloé !!
Moi : Ok ok.
Annick : Donc…c’était il y a deux semaines, chez moi.
Moi : Il y avait pas tes parents ?
Annick : Ils étaient partis voir un cousin, et ils en avaient pour toute la journée. Donc j’ai invité Lysandre à la maison. Quand je l’ai invité, je pensais pas qu’on en arriverait là.
Moi : Et alors, c’était bien ?
Annick : Trop
Moi : Mais c’est que ma petite est devenue grande ^^
Annick : Et ouais ! Tu devrais essayer tu verras
Moi : Quand je trouverais le bon
Annick : Et pourquoi pas…Castiel ?
Moi : Oh recommence pas s’il te plait
Annick : Nan mais tant qu’on est dans les confessions intimes, dis moi. Tu serais pas un peu en kiff sur lui ?
Moi : Mais….naaaan…nan. Je crois pas. Il est beau et tout et tout, je l’aime beaucoup, mais après je crois pas être amoureuse de lui.
Annick : Nan mais arrête, vous vous protégez mutuellement, vous êtes toujours fourrés ensemble, et t’a même risqué ta vie pour lui.
Moi : Genre toi t’allais le laisser crever ?
Annick : …ouais non
Moi : Donc c’est pas un argument valable. Enfin voilà quoi.
Annick : Enfin voilà tu l’aimes
Moi : Ou pas.
Annick : Mouais…  mais s’il y a changement, tu me tiens au courant n’est-ce pas ?
Moi : Ouais pas de problème. Allez bonne nuit.
Annick : Bisous*
Fin de la conversation téléphonique
Je raccrochai. J’en étais sûre ! Je savais qu’ils étaient passés à l’acte. Et elle, elle comptait me cacher ça. La coquine. Enfin, maintenant j’étais au courant, c’était le plus important. Je me re-concentrai sur ma télé et ses programmes. Et je ne fis que ça toute la soirée. À tel point, que je finis par m’endormir sur le canapé, Demon couché près de moi.
Ce fut le générique de Oui-Oui qui me réveilla. Je m’étirais de tout mon long en baillant. Demon se réveilla lui aussi.
Moi : Bonjour toi.
Je regardai l’heure et vis qu’il était 7h30. Pff, j’aurais bien dormis encore une heure ou deux. Enfin, maintenant que je suis réveillée, je vais pouvoir me mettre au travail. Je déjeunai rapidement, et partis enfiler mes vieux habits, puis traversai la rue. En voyant l’ampleur du travail qui m’attendait, je fus découragée en une seconde. Bon, quand on a pas le choix, on a pas le choix. Pour m’aider à aller plus vite, j’avais pris mon enceinte. Je mis donc la musique à fond, et c’était partit pour un grand nettoyage de printemps. Et il y avait beaucoup à faire. Remettre les meubles renversés en place, remettre à leur place les objets qui étaient tombés, puis enfin nettoyer. Et quand je vis qu’il y avait des cadres photos et de la vaisselle brisée, je compris qu’il y aurait aussi du shopping à faire. Mais ça, se sera pour un autre jour. Je mis au travail.
Je commençai par retourner le canapé, tâche très compliquée étant donné qu’il était grand et lourd. Mais je finis par y arriver, après milles tentatives et milles injures. Par chance, la télé n’avait pas été touchée. Ensuite, ce fut au tour de la table et des fauteuils. L’étape suivante, fut de remettre tous les objets à leur place. Enfin, approximativement, Castiel le fera mieux lui-même. Puis, je ramassai les morceaux de verres avec un balai et une pelle. Je pris grand soin de sortir les photos des cadres. Une attira particulièrement mon attention. On y voyait deux petits garçons, un d’environ 5 ans, l’autre d’environ 9 ans, entourés de leur parents. Tous les quatre souriaient et semblaient très heureux. Je reconnus les trais malicieux de mon ami sur le visage du petit garçon. Il semblait très loin de l’homme renfermé et solitaire qu’il était devenu aujourd’hui. Je me demandais qui était l’autre garçon. Peut-être Castiel avait-il un frère. Mais pourquoi ne m’en avait-il jamais parlé alors ? Je me promis de lui demander quand il se réveillerait. Quand il n’y eut plus aucun bout de verres par terre, je pris une éponge et me mis à essuyer le sang qui se trouvait dans l’escalier et au salon. Je dus frotter fort, car il avait sécher depuis le temps. Mais il réussit à partir, même si en regardant de près, on voyait qu’à certaine endroits, il y avait parfois des petites zones plus sombres. Et enfin, je retournai chez moi chercher une serpière et un seau, et je nettoyai la maison de fond en comble. J’aurais pu me contenter de passer l’aspirateur, mais je voulais effacer les dernières traces restantes. Je n’aurais jamais pensé que se serait aussi compliqué et aussi long. Je crois que je vais avoir mal au dos longtemps moi. Mais j’étais fière de moi. La maison était niquel, et sentais bon le propre. On n’aurait jamais dit qu’une bagarre avait lieu ici. Quand je regardai l’heure, je vis qu’il était 11h. J’ai mis 3h30 ?! Mon Dieu. Mais bon, au moins c’est fait.
 Je rentrai chez moi prendre une bonne douche et me préparai pour aller à l’hôpital. Mais quand j’arrivai à la réception, on me dit que je ne pouvais pas aller voir mon ami.
Moi : Mais pourquoi ?
Réceptionniste : Vous n’êtes pas de la famille, ni sa petite amie. Je suis désolé, mais vous ne pouvez pas aller le voir.
Moi : Mais j’étais là hier, je suis venue avec lui à l’hôpital, j’ai attendu plus de 5 heures le temps qu’il se fasse opérer et on ne m’a rien dit, alors pourquoi m’interdire de le voir maintenant ?
Réceptionniste : Je vais voir ce que je peux faire, en attendant, je vois demanderai de bien vouloir patienter.
Je marmonnai un merci et allai m’assoir. Nan mais du grand n’importe quoi ces hôpitaux. Juste parce que je suis une simple amie, je ne peux pas voir un patient. C’est dans ce genre de situation que tu te rends compte à quel point l’expression « c’est l’hôpital qui se fout de la charité » prend tout son sens. Et c’était repartit pour attendre. Je crois que si ça continu, je vais rester coller à la chaise. À un moment, on emmena une patiente, mais qui était absolument plâtrée de partout. La pauvre, ça doit pas être drôle. Moi je pouvais bouger, mais elle, non. À cette pensée, une horrible pensée me vint à l’esprit. Nan Chloé, arrête ça se fait pas. En la regardant, je ne pus m’empêcher malgré tout de sourire. Dans ma tête, je revoyais un film de Mr. Bean, qui était exactement dans la même situation. 
Chapitre 18: La fin du cauchemar
Non, il faut que j’arrête de penser à ça c’est salop ça se fait pas. Mais je ne pus malheureusement pas m’arrêter, une autre image me vint en tête. 
Chapitre 18: La fin du cauchemar
Je dus me retenir de ne pas exploser de rire, cela aurait été très mal vu, car l’hôpital était un des lieux les moins drôles au monde. Je fermai les yeux et me calmai.
… ?: Chloé ?
J’ouvris les yeux. Je vis Anaïs devant moi qui me souriait.
Moi : Bonjours Anaïs.
Anaïs : Bonjour. On m’a dit que tu ne pouvais pas voir ton ami ?
Moi : Oui, parce que je ne suis ni de sa famille ni sa petite amie.
Anaïs : Désolé pour ce petit malentendu, mais c’est la règle, c’est pour éviter les problèmes.
Moi : Donc je ne peux vraiment pas le voir ?
Anaïs : Si tu vas pouvoir y aller. On est venu me chercher, et je leur ai expliqué la situation. Pour éviter ça quand tu reviendra, je vais te faire remplir un papier, qui t’autoriseras à rentrer à ta guise jusqu’au rétablissement de ton ami.
Moi : Merci beaucoup Anaïs, tu me sauves encore une fois.
Anaïs : Je t’en prie voyons.
Moi : Et crois tu que ce serait possible de faire pareil pour mes amis ?
Anaïs : Je verrais mais je ne garantis rien. Mais il n’a pas de parents ?
Moi : Si, mais ils travaillent beaucoup. Et je doute qu’il aimerait qu’ils sachent ce qu’il lui est arrivé.
Anaïs : Je vois. Bon je dois y aller. Je laisserai un mot pour laisser tes amis passer.
Moi : Encore merci.
Je devais encore une fois une fière chandelle à Anaïs. Maintenant que la voix était libre, je me rendis dans la chambre de mon ami. Il était là, toujours dans la même position, les yeux clos, et toujours le bruit du cardiogramme. Rien n’avait changé. Je pris la chaise et la mis à côté du lit, comme je l’avais fait la veille et pris la main de mon ami.
Moi : Salut Castiel, c’est Chloé. Comment vas-tu ? Bien j’espère. Hier je suis partie promener Demon au parc, et il avait l’air aux anges. C’est vrai que ces derniers temps il n’avait pas eu beaucoup d’attention. J’ai pris ses affaires que j’ai amenées chez moi. C’est étrange hein. Tu te rappelles la première fois que j’ai vu Demon, j’en avais peur, et il se méfiait de moi. Et maintenant, il va vivre provisoirement chez moi. Je ne l’aurais jamais cru. D’un côté c’est bien, car je ne suis plus toute seule, mais bon, il y a aussi des mauvais côtés, comme les odeurs, il faut le sortir pour ses besoins et pour qu’il se défoule, mais sinon ça va. Il a l’air heureux, mais je pense que tu lui manque. En même temps, je pense que ma compagnie n’a rien à voir avec la tienne. Et puis en dehors de ça, tu es son maître, il y a un lien entre vous. Donc…voilà, cela te fait j’espère une raison de plus pour te réveiller. Après je suis partie ce matin nettoyer ta maison. Ça m’a pris du temps mais maintenant, elle est propre. Dis à propos, j’ai vu une photo où….
… ?: Coucou la compagnie !
 
__________________________________________________
​Voilà pour ce chapitre 18. J'espère que vous l'avez apprécié ^^
​Castiel est dans le coma, mais pour combien de temps? Qu'est-il advenu de nos deux kidnappeuse? Quelles réactions au lycée? Et quand Castiel se réveillera, s'il se réveille, comment reprendra la vie? Vous aurez les réponses à toutes ces questions dans le chapitre 19 que je poste dans 25 coms. Voili voilou ;)
​Gros bisous mes chéri(e)s <3
 

Publié dans Saison 1

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Mia 17/12/2015 12:56

Salut ! Mais je comprend pas , la y a déjà 43 commentaires et il en fallait 25 non ? L'objectif a été atteint depuis longtemps non ?

Jessy 16/12/2015 22:41

Hey , c'est encore Jessy ,j'en peux plus d'attendre la suuuiiiiitteeee XD du coup je voulais te demander est-ce que la suite sera dimanche ou quand l'objectif sera atteint ??
Sur ce gros bisous ma belle ❤️

Jujuuu 16/12/2015 12:38

La suiiiiite sivouplai :)

Castiel- Chloé fiction AS 16/12/2015 14:22

Bientôt ;)

Maria 15/12/2015 06:50

Hello j ai adoré ce chapitre mais j'aimais bien aussi la petite "règle" qu dimanche y a un nouveau chapitre qui sort

Lilou 15/12/2015 06:45

Très bon chapitre ! C est dommage que tu n'aies pas sorti la suite dimanche car personnellement j'aime bien savoir que tout les dimanches un nouveau chapitre va sortir

Castiel- Chloé fiction AS 16/12/2015 14:22

Merci ^^ oui je comprends désolé

Nanachi 14/12/2015 22:34

Bonne continuation dans ton écriture. J'ai hâte de voir comment va évoluer leur relation et comment Castiel va se remettre de tout ça.

Castiel- Chloé fiction AS 16/12/2015 14:21

Merci ;)

Amel 14/12/2015 19:23

Stp poste avant que l'objectif soit atteint j'en peux plus d'attendre ❤️

Castiel- Chloé fiction AS 14/12/2015 20:59

Je verrais si je suis d'humeur clémente x) ❤

Fabienne 14/12/2015 18:20

Hello!
bon.. vu que le nombre de com's a pas été atteind, je me permets de commenter, chose que je ne fais pas souvent ^^

Ta fiction est superbe, j'aime bien ta façon décrire, ton petit bout hot était très bien écrit et en plus de ça t'as des bonnes idées ;)
Mais pense à ne pas trop monter vite le nombre de com's sinon l'objectif sera jamais atteint :/
Nous, lectrices, nous aimons que les chapitres soient régulier, comme chaque dimanche étais une très bonne idée, la garder en serai une encore mieux :)
Sur ce, bonne suite dans ta fiction kiss ^^

Castiel- Chloé fiction AS 14/12/2015 20:58

Hello! Alors déjà dans un premier temps, merci, je suis contente que ma fic te plaise ^^ Ensuite, je vais t'expliquer pourquoi je mets des objectifs. En fait, je manque d'avance sur mes chapitres. Ce qui veut dire que je poste plus rapidement que j'écris. Donc mettre un nombre de coms me permet d'avoir un peu plus de temps pour écrire. Voilà, après je comprends que tu, et les autres, aimez que je poste des chapitres régulièrement, mais voilà, ça me demande aussi plu de boulot, et je ne voudrais pas trop me presser non plus au risque de poster un chapitre pas terrible. Voili voilou ;) Gros bisous ^^

Flo' 13/12/2015 19:09

Coucou à quand la suite on est dimanche ?

Castiel- Chloé fiction AS 14/12/2015 17:21

Coucou! Désolé mais l'objectif n'a pas été atteint :( ;)

claudia 13/12/2015 17:39

la suiiiite ! on est dimanche !
luv''

Castiel- Chloé fiction AS 14/12/2015 17:20

Désolé mais le nombre de coms n'a pas été atteint. Sorry ;)