Chapitre 19: Convalescence puis rechute

Publié le par Castiel- Chloé fiction AS

… ?: Coucou la compagnie !
Je me retournai vivement. J’étais tellement plongée dans mon récit, que je n’avais la entendu la porte de la chambre s’ouvrir. Il s’agissait sans aucune surprise de tous mes amis, tel un troupeau de buffles qui débarquaient dans la pièce si tranquille il y avait encore quelques minutes. Rosa, qui tenait un bouquet de fleurs dans les mains, fut la première à entrer.
Rosa : Alors, je vois qu’on nous a pas attendus.
Moi : Ha, je savais pas qu’il y avait une heure pour se retrouver.
Rosa : Nan ne t’inquiète pas je déconne.
Tout le petit rentra dans la chambre. Elle ne paraissait plus si vide à présent, et elle fut maintenant emplit de nos discussions.
Annick : Comment il va ?
Moi : Bien, je suppose. Il est dans un coma…artificiel je crois, à cause de la blessure qu’il avait à la tête. Il va se réveiller, mais on ne sait pas quand.
Guillaume : Il entend tout ce qu’on dit ? 
Moi : Je sais pas mais les médecins disent que c’est bien de parler aux personnes dans cet état.
Je me levai et cédai ma place à Rosa, qui vint dire quelque mot à Castiel. Puis tout le monde fit de même. Ils lui disaient qu’il leur manquait et qu’il fallait qu’il se réveille. Tout le monde semblait ému. Celui qui avait le plus de réserve était Nathaniel, car entre eux ce n’était pas vraiment l’amour fou, mais il lui donna malgré tout quelques mots d’encouragement. Je remarquai que ces quelques temps, Nathaniel avait fait des efforts pour venir en aide envers le rouquin. Certes pas grand-chose, mais il a fait ce qu’il pouvait en temps que délégué principal. J’espérai quand se réveillant, Castiel le remercierait. Bon, je pense pas qu’il le fera, son égo en pendrait un trop grand coup.
Puis comme si tout le monde s’était mis d’accord en pensée, nous nous mîmes à parler des récents évènements, et chacun à son tour a put dire ce qu’il ressentait. Je pense que cela nous a tous fait du bien, car nous avions été plus ou moins touché par tout ce qui s’était passé.
Une fois ce moment de partage terminé, Rosa lança un coup d’œil aux autres avant de se tourner vers moi, et Lysandre.
Rosa : Voilà, on a un truc à vous dire, à toi et Lysandre. On voulait vous remercier.
Moi : Mais pourquoi ?
Louise : C’est vous qui êtes passés à l’action, qui avez vraiment enquêté et qui avez ramené Castiel sain et sauf.
Guillaume : Et puis c’est toi Chloé qui a démasqué Debrah quand elle nous menait par le bout du nez.
Lysandre : Oui c’est vrai que tu as été la seule à avoir gardé un regard objectif. Et puis je t’ai seulement aidé
Moi : Et c’est déjà ça ! Je serais morte si tu n’avais pas été là.
Lysandre : C’est toi qui a trouvé où Debrah retenait Castiel
Moi : C’est toi qui est resté clair et lucide quand moi j’étais prête à tuer Capucine
Lysandre : C’est toi qui…                                                                                  
Rosa : OKAY STOP !! Vous êtes tous les deux formidables.
Nous rîmes tous de bon cœur. Nous restâmes encore un peu à discuter, avant que Rosa et Leigh ne s’en aillent, suivis quelques minutes plus tard par Guillaume, puis Lysandre, et enfin Louise. Seule Annick resta avec moi.
Annick : Tu crois qu’il se réveillera quand ?
Moi : Je sais pas. Bientôt j’espère.
Annick : En fait comment vous l’avez retrouvé ?
Je lui racontai l’histoire dans les moindres détails. Elle m’écouta sans m’interrompre. Quand j’eus finis, elle se mit à insulter Debrah dans tous les sens. Sa réaction me fit rire comme pas possible. On aurait dit une possédé, elle agitait les bras dans tous les sens et proférait des menaces à tout va. Quand elle eut finit, j’avais les larmes aux yeux. Cette meuf me tuera un jour. Elle s’en alla, me laissant de nouveau seule avec mon ami inconscient. Pour ne pas m’ennuyer, je repris ma discussion, ou plutôt mon monologue là où je l’avais arrêté.
 
Et ce fut ainsi, tous les jours, les cours, Demon et l’hôpital. Encore et toujours. Je restais aussi longtemps que le pouvais, j’y faisais mes devoirs en même temps, mangeais leur nourriture infecte, pour ne pas laisser Castiel. Je voulais être présente quand il ouvrirait les yeux. J’étais souvent fatigué quand je me levai le matin. Avoir Demon à la maison me donnait du travail supplémentaire et moins de temps pour moi, mais je ne pouvais pas l’abandonner. Et bizarrement, je ne voulais pas que quelqu’un d’autre s’en occupe.
Capucine avait été arrêtée et enfermée en prison pour mineurs, pour séquestration, viol et détention de stupéfiants. Tout le lycée était maintenant au courant de l’histoire, à l’exception du viol, sinon la réputation de Castiel en aurait prit un coup. Debrah quant à elle, courait toujours dans la nature. Pourtant, j’avais la certitude, qu’un jour, nos routes se croiseraient de nouveaux. Ben aussi était partit, sans même un au revoir. Il avait dut raccourcir son séjour pour des problèmes familiaux à ce que m’avait dis Nath. Pendant les cours où je devais être à côté de Castiel, je passais le cours entier à regarder la place vide à côté de moi. Je devenais susceptible, en particulier avec Ambre. Il suffisait qu’elle me lance une phrase provocatrice pour que j’aie des envies de meurtre. L’ambiance dans la bande n’était plus la même. On essayait de reprendre nos vieilles habitudes, discuter, rire. Mais nos discussions ne servaient qu’à combler le vide, et nos rires étaient nerveux. Nous attendions tous désespérément que le téléphone sonne, nous disant qu’il s’était réveillé. Mais rien. Celui, qui semblait le plus touché par l’absence de Castiel, était Lysandre. Déjà que d’habitude il n’était pas très bavard, là, il se contentait de répondre par des monosyllabes, ou de tout petits mots. Il semblait se refermer sur lui-même, et sombrer dans une profonde mélancolie. Plus rien ne le faisait sourire, et il s’isolait de plus en plus. Tout le monde se faisait du soucis pour lui. Il n’était pas du genre suicidaire, mais si Castiel, ne se réveillait pas rapidement, il risquait d’entrer dans une profonde dépression, de laquelle il aurait du mal à sortir.
Une seule nouvelle me remonta un peu le moral : Keycie devait venir à Noël. Mieux encore, elle allait s’installer. J’avais tellement hâte qu’elle vienne et de la présenter aux autres. Vivement que ça arrive.
En chant, les éliminations pour trouver les deux groupes qui chanteraient au bal de Noël. Notre groupe avec les filles, The Ones, était en en tête Le groupe de Lysandre avait pris un coup, étant privé de son guitariste. Mais Sandrine, leur avait tout de même laissé en chance, comme ça, quand Castiel reviendrait, ils pourraient encore avoir une chance de chanter au bal.
 
Moi : Lysandre va de plus en plus mal, on se fait du souci pour lui. Lui qui est d’habitude pas très ouvert, ces jours-ci, il reste en hermite, et s’en devient vraiment inquiétant. Alors reviens vite pour lui. C’est bizarre, mais on dirait que tu commence à manquer au prof. Tu étais leur souffre douleur, et je pense que dans un sens, ça les amusaient de te punir. Et maintenant que t’es plus là, tout est calme, et on dirait que ça les frustre. C’est assez marrant. Ils sont en permanence ne train de chercher un bouc émissaire qui prendrait une ou deux heures de colle. 
Nous étions vendredi soir, et je racontai ma journée à Castiel, comme les jours précédents.
Moi : Les premiers flocons sont tombés ce matin. C’est magnifique, tu devrais voir ça. Bon je sais pas si ça te ferait grand chose ou pas, mais voilà. Et…
Soudain, la porte s’ouvrit m’interrompant. Je vis Rosa rentrer dans la chambre, un sourire un peu triste.
Rosa : Je savais que je te trouverais ici. Tu ne devrais pas rester aussi tard
Moi : Je ne veux pas le laisser
Mon amie vint s’approcher de moi et posa une main sur mon épaule.
Rosa : Rentre chez toi
Moi : Mais…
Rosa : Je vais rester avec lui 
Elle me lança un regard entendu, et je lui souris reconnaissante. J’embrassai mon ami sur le front et lui chuchotait un bonne nuit. Je me levai et pris Rosa dans mes bras, avant de lui souhaiter à son tour bonne nuit et de rentrer. J’arrivai pile à temps, car ma jauge d’essence était quasi vide. Mais j’étais tellement fatiguée que pour l’instant le plus important était de me coucher. Ce que je fis sans prendre la peine d’enlever mes vêtements.
Je me réveillai le lendemain matin sur le coup des onze heures, après une bonne nuit de sommeil. Je descendis me faire mon petit déjeuner, et nourris Demon par la même occasion. Sauf qu’il ne restait plus de croquettes. Il ne m’était pas venu à l’esprit de vérifier s’il en restait suffisamment. Je décidai d’aller voir s’il ne restait pas un paquet chez Castiel. Je cherchai dans sa cuisine, mais en vain. Pff, je n’ai plus qu’à aller en acheter un. Je cherchai une dernière fois, dans un placard qui se trouvait tout en haut. Bingo ! Il en restait un. Mais quel idée de le mettre aussi haut. Et quelle idée d’être aussi grand. Mais je pense que s’il l’a mit là, c’est pour éviter que Demon ne le prenne (oui parce que c’est quand même un grand chien). Je posai mon téléphone sur le plan de travail et partit chercher une chaise pour monter dessus. Je sortis le paquet, mais faillis tomber, entrainée par son poids. Putain ça pèse combien ce machin ?! Je fus à la limite de le traîner par terre pour le ramener chez moi. Heureusement que je n’ai pas eu à acheter ça, sinon pour rentrer ça aurait été la galère.
Une fois mon premier repas de la journée terminé, je partis faire une promenade en ville avec Demon. La température était déjà froide pour midi. Après une bonne petite heure de marche, nous rentrâmes, et je me préparai à me rendre à l’hôpital. En allant au garage, cela me revint soudain en tête : je n’avais plus d’essence. Et merde ! Il fallait que ça arrive maintenant quoi -_- . Je fais comment moi maintenant ? Je ne peux pas y aller à pied, c’est trop loin. Le bus…je ne savais pas s’il y avait des bus qui s’y rendaient. Je glissai ma main dans ma poche pour sortir mon téléphone pour appeler Nicky pour lui dire que j’avais un souci. Sauf que ma poche était vide. Hein ? Je cherchai frénétiquement dans mes autres poches, mais toujours aucun signe de téléphone. Je repartis en courant dans la maison et me mis à chercher de fond en comble. Sous le lit, sous le canapé, chaque placard, chaque tiroir fut inspecté. Mais toujours rien. J’étais en panique totale. J’avais l’impression de suffoquer, comme si mon cœur pouvait s’arrêter  inopinément à chaque seconde. Soudain, je pensai à Demon. Aurait-il pu…nan quand même pas. C’est bien trop gros, il se serait étouffé avec. Olalala mais qu’est-ce que  je vais faire. Je suis dans la merde. Quand ils verront que je suis pas là, ils vont chercher à appeler, mais je pourrais pas répondre. Quelle chiotte. Et puis maintenant, je sais pas quoi faire. J’étais comme un perdue dans mon salon, assise sur le canapé, comme un être sans but, vidé d’émotions. Mon cerveau était en panne lui aussi, et je n’avais aucun moteur pour le faire repartir. Je me contentais de fixer l’aiguille des secondes qui ne cessait d’avancer. Cela fait 10 minutes que j’aurais du être à l’hôpital. Bon…il faut que je trouve quelque chose à faire. Vu que je n’avais aucune idée, je fis mes devoirs, au moins une bonne chose de faite. Maintenant…que faire…dormir ? Non. Manger ? Non plus. Télé ? Pourquoi pas. Je regardai parmi mes DVD, et je choisis de regarder 300. Rien de tel qu’un bon film d’action.
 
Mon week-end fut des plus ennuyeux. Je suis restée cloitrée chez moi, seule, sans aucune nouvelle du monde extérieur, ni sur l’évolution de l’état de Castiel. Et en plus de ça, je ne retrouvais toujours pas mon téléphone, et n’avais aucune idée de l’endroit où il pouvait être. Et s’il se trouvait que je l’avais oublié à l’hôpital, j’étais quasi sûre de ne plus jamais le revoir. J’avais l’impression d’être restée un mois enfermée au fond d’une grotte, tel un ours sortant de sa période d’hibernation. Je me préparai nonchalamment pour aller au lycée, et m’y rendis en trainant des pieds. Quelle vie de merde je vous jure. Quand j’arrivai au lycée, tout le monde semblait chamboulé, voire excité. Encore un truc d’Ambre je parie. Je rejoignis mes amis, qui étaient dos à moi, et semblaient parler à quelqu’un avec enthousiasme. Qu’est-ce qui se passe ?
Moi : Hello
Quand ils se retournèrent, je vis que leurs visages étaient éclairés d’un magnifique sourire, un de ceux qu’ils ne faisaient plus depuis quelques semaines. Qu’était-il arrivé pour qu’ils soient si heureux ? C’était-il passé quelque chose ce week-end ? Quand mes amis s’écartèrent pour me laisser voir la raison de leur bonheur, je n’en crus pas mes yeux. C’était comme si toutes les épreuves traversées venaient de s’effacer automatiquement de ma mémoire, face à l’immense joie que j’éprouvais, là, maintenant. Castiel, était là, devant moi, debout, réveillé, et plus vivant que jamais. Je me précipitai et lui sautai au cou.
Moi : Enfin tu t’es réveillé, tu m’as tellement manqué
Castiel : Tiens, tu t’intéresse à moi maintenant ?
Son ton était froid, glacial, et même irrité. Il ne m’avait pas serré en retour. Je me détachai de lui et le regardai dans les yeux, indécise.
Moi : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Castiel : Fais pas comme si tu comprenais rien. Tu t’intéresse à moi maintenant que je suis là. Mais t’es même pas venu me voir quand j’étais à l’hosto.
Moi : Quoi ? Mais…
Rosa : Castiel !
Castiel : Arrêtez ! Toi Chloé fais pas genre ! T’étais pas là samedi quand je me suis réveillé. Ils étaient tous là, mais pas toi. Et tu n’es même pas venue après. En fait tu t’en foutais complètement que je sois dans le coma. C’est vrai quoi, qu’est-ce qu’on est mieux sans Castiel ! Plus de problème, la vie est belle ! HEIN !!
Moi : Mais non. Si j’étais pas là c’est …
Castiel : Arrête de te chercher des excuses, j’ai compris.
Moi : Castiel…
Castiel : Bouge
Moi : Mais arrête dis pas ça, c’est pas…
Castiel : Putain tu comprends pas ?! BOUGE !!
J’étais abasourdie. Comment pouvait-il dire ça ? Comment pouvait-il insinuer qu’il ne comptait pas pour moi ? Je ne savais pas comment réagir.
Castiel : Nan tu sais quoi, c’est moi qui vais partir.
Il tourna les talons et s’en alla d’un pas pressant. Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer. J’étais si heureuse de le revoir, et puis…tout s’est effondré en un instant. Et tout ça à cause de mon absence. Il fallait qu’il se réveille le jour où j’étais en panne. Mais pourquoi je n’avais pas pensé à faire le plein ?! Rien de tout ça ne serait arrivé. Je ne voulais pas rester sur un malentendu, alors je m’élançai à sa poursuite. Je n’avais pas passé toutes ces heures à l’hôpital à attendre qu’il se réveille pour qu’il me fasse la gueule en revenant, ce serait trop simple. Je le rattrapai et le tirai en arrière.
Moi : Hey !
Quand il se retourna, son visage se froissa dans une expression de colère.
Castiel : Qu’est-ce que tu comprends pas dans «dégage » ?
Moi : Okay alors tu vas m’écouter trente secondes. Oui je n’étais pas là samedi quand tu t’es réveillé et je m’en excuse, mais je n’avais plus d’essence. Et quand j’ai voulu appeler quelqu’un, je me suis rendue compte que j’avais égaré mon téléphone, que je n’ai toujours pas retrouvé. Tu comprends maintenant ?
Castiel : Non. C’est trop simple comme excuse
Moi : Mais t’es complètement borné comme mec !
Castiel : Tellement que c’était mieux quand j’étais pas là n’est-ce pas ?
Moi : Mais j’ai pas dis ça !
Castiel : Nan mais tu le penses
Il tourna les talons et repartit. Oh non, ça ne va pas se passer comme ça mon coco. Je le rattrapai encore une fois et le plaquai contre un arbre.
Castiel : WOW !! Non mais ça va pas ?!
Moi : C’est quoi ton problème ? Je me suis excusée, je t’ai expliqué, qu’est-ce que tu veux que je fasse de plus ?
Castiel : Rien, je veux rien de toi !
Moi : Mais t’as toujours pas compris que je suis avec toi et pas contre toi ?!
Castiel : Et comment veux-tu que je le sache hein ? T’étais pas là !
Moi : J’étais là ! Peut-être pas ce week-end, mais tous les autres jours où tu étais dans le coma j’étais présente. Je venais après les cours et je restais jusque tard le soir pour que tu sois seul le moins longtemps possible.
Castiel : À la bonne heure, et comment veux-tu que je te crois ?
Moi : Je te parlais. Tu n’entendais pas ?
Castiel : La dernière chose dont je me rappelle, c’est que j’étais encore avec Debrah, elle avait un flingue, et puis une autre fille est arrivée. J’ai entendu le nom de Lysandre, mais c’est tout.
Moi : Mais cette fille c’était moi !
Castiel : Arrête ton baratin ! Tu dis ça seulement pour te donner un rôle dans l’histoire !
Moi : Mais pourquoi est-ce que tu ne veux pas te rendre compte que tout ce que je veux c’est t’aider et te protéger Castiel ? Je t’ai aidé avec Debrah non ? Tu n’as toujours pas compris que je suis ton alliée et pas ton ennemie ?
Castiel : Oui tu m’as aidé…je me demande encore pourquoi. Peut-être que tu veux tirer quelque chose de moi.
Moi : Je ne suis pas comme Debrah
Castiel : Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Mais je ne me réfère pas à tout ça. Ce que je voulais c’était que tu sois là. Tu étais une des personnes que je voulais le plus voir. Mais tu n’étais pas là. Tu m’as déçu. Terriblement déçu.
Il se dégagea et me regarda droit dans les yeux.
Castiel : À partir de maintenant, ne m’approche plus, ne me parle plus, ne touche plus. Tout ce qu’il y avait est brisé. Je ne veux plus avoir à faire à toi. Plus rien
Il fit volte-face, puis se retourna vers moi.
Castiel : Oh tu penseras à mon ramener mon chien
Sur ces paroles blessantes il s’en alla. Je bouillonnais sur place. Comment pouvait-il me dire ça ? Après toutes les choses que j’avais faites pour lui, c’est comme ça qu’il me remerciait ? D’accord il n’avait aucune preuve, mais je lui demandais juste de me faire confiance, ce qu’il n’avait jamais fait jusqu’à présent.
Moi : T’es qu’un crétin de grande première ! Tu t’étonnes que tout le monde te fuis, mais en même temps t’as vu comment tu traites tes amis ! T’es qu’un pauvre type !
Castiel : Non pas mes amis. Juste toi !
Et il repartit, sans que je cherche à l’arrêter. Je retins toutes mes insultes, cela n’aurait fait qu’envenimer les choses. Je me sentais…je ne sais pas. C’est tellement énorme que je ne saurais l’exprimer. C’était un mélange de plusieurs sentiments. De la tristesse, de la colère, de la pitié, et de la solitude. Je me sentais horriblement seule. J’avais l’impression d’avoir fais des efforts et d’avoir patienté vainement. Si seulement il savait. Mais parmi tout ce que je ressentais, la colère était prédominante. Il m’utilisait et me jetait à sa guise. Tant que je pouvais l’amuser il voulait bien de moi, sinon, hop, poubelle. Mais ça ne se passera pas comme ça. Il veut jouer à ce jeu, et bien on va jouer. J’ai trop pleuré pour lui. S’il ne veut pas de moi, et bien soit.
Je retournai à l’endroit à où était mes amis. Ils y étaient encore, et semblaient s’interroger.
Louise : Hey Chloé, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Moi : Oh rien de grave.
Rosa : Tu pourrais être un peu plus précise steu plaît?
Moi : Bien sur. Vous avez remarqué que je n’étais pas là ce week-end, quand Castiel s’est réveillé ? Et bien à cause de ça il ne veut plus me voir. C’est finit
Annick : Oui et en parlant de ça, t’étais où ?
Moi : En panne, et j’ai perdu mon téléphone.
Annick : Et tu sais pas où il peut être ?
Moi : Aucune idée. Je l’ai cherché partout mais rien. Et puis si je l’avais retrouvé, on en serait pas là.
Lysandre : Je vais aller lui parler
Il voulut partir dans la direction par laquelle je venais d’arriver, mais je l’arrêtai.
Moi : Non laisse. S’il ne veut pas se rendre compte que j’ai toujours été là, c’est son problème. Je vais pas me morfondre pour lui. Bon aller, en cours les enfants.
Annick : Attends…et toi tu t’en fous ?!
Moi : Complètement
Je pris la direction du bâtiment, laissant mes amis incrédules. Ils ne devaient surement pas comprendre ma réaction, et c’était plutôt normal. Les autres fois j’avais chialé comme une fillette, et maintenant, je restais de marbre. Quel changement radical. Je me surprenais moi-même à vrai dire. Mais on ne peut pas arrêter de vivre pour une seule personne, aussi précieuse soit-elle à vos yeux. Cela me faisait de la peine de le dire, mais si Castiel était bien décidé à ne plus me parler, et bien ce serait la fin de notre amitié, car je n’allais pas faire le premier pas, étant donné que je n’avais commis aucune faute. Il faut qu’il se rende comte qu’il ne peut pas jeter les gens juste pour un truc, sans leur accorder le bénéfice du doute ou leur laisser une chance de s’expliquer. Car à trop en faire, on se retrouve seul, ce qui risque de lui arriver s’il ne change pas.
En arrivant devant la salle, je vis que j’étais la première. La prof était déjà dans la classe. J’en profitais pour lui parler.
Moi : Excusez-moi madame, est-ce que je peux vous demandez quelque chose ?
Prof : Bien sur
Moi : Est-ce que je peux changer de place ?
Prof : Pourquoi ? Je croyais que vous vous entendiez bien avec Castiel
Moi : C’est compliqué…
Prof : Hum je vois. Bien, c’est d’accord. Mais il ne reste plus qu’une place au fond
Moi : Oh c’est parfait, ne vous inquiétez pas. Merci madame
Prof : Je t’en pris
Je ressortis de la classe, et attendis la sonnerie. J’avais pris cette décision, car je préférais encore être seule, plutôt qu’à côté de lui dans ces circonstances. Enfin la cloche retentit, et le cours commença. C’est étrange, mais le cours me sembla pour ennuyeux que d’habitude. Et il en fut ainsi jusqu’en chant.
Sandrine : Oh mais que vois-je ! Notre grand rescapé est de retour. Ça fait plaisir de te revoir Castiel
Castiel : Merci Sandrine. Vous m’avez manqué aussi. Je rêvais de vous toutes les nuits
Sandrine : Oh allons, assez de belles paroles. Je ne suis pas intéressée par les enfants x)
Castiel : Oh vous m’brisez le cœur m’dame
Sandrine : Pauvre petite chose. Et bien pour me faire pardonner, montre moi que ta voix est la plus belle du monde.
Et sur cette petite note de sarcasme que le cours débuta dans la bonne humeur. Cette prof est vraiment super cool. On pouvait dire sans mentir qu’elle arrivait à maîtriser les humeurs et les caractères les plus terribles, comme ceux de notre rouquin. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas entendu la voix de Castiel. J’avais l’impression de l’entendre pour la première fois.
Sandrine : Et bien, je vois que tu n’as pas perdu en puissance
Castiel : Ça veut dire que je vous intéresse ?
Sandrine : Allons, tu sais que je suis trop bien pour toi, tu n’aurais aucune chance ;)
Castiel : Vous verrez Sandrine, je vous aurais un jour
Sandrine : Nous verrons ça quand tu seras majeur. Bon trêve de plaisanterie. Maintenant que tu es revenu, vous pouvez revenir dans la compétition pour le bal. Vous vous sentez prêts les garçons ?
Lysandre, Guillaume et Castiel : Oui
Sandrine : Bien. On va vous laissez réfléchir à ce que vous allez nous chanter, mais pour l’instant, nous allons écouter un autre groupe. The Ones, montrez nous vos talents.
Les filles et moi allâmes sur la petite estrade chanter BO$$ de Fith Harmony. Nous avions essayé d’améliorer notre reprise en mettant des trucs plus technique, comme des notes plus hautes et des changements de rythme enfin voilà. Quand nous eûmes terminés, toute la classe nous applaudis.
Sandrine : Bravo les filles ! Vos changements étaient juste sublimes. Mais attention, n’en faites pas trop non plus. C’est bien de vouloir remixer la chanson à votre manière, mais pas trop non plus, ou cela pourrait perdre celui qui vous écoute et devenir dérangeant. Mais sinon c’était génial. Bien, à notre deuxième groupe féminin maintenant.
Nous retournâmes nous assoir, fière de nous. Mais bien sur, quelqu’un vint jouer le trouble fête.
Castiel : Hey Chloé, c’est un cours de chant pour professionnel, retourne chanter dans ta douche
Moi : On t’a pas sonné l’piment
Louise : On se calme les enfants. C’est ni l’heure ni le lieu
Grr, il a vraiment un don pour tout gâcher ce mec. J’étais de bonne humeur, et plus maintenant à cause de monsieur. Ça promet cette histoire.
 
Moi : Tu vas me manquer mon grand. Ça va faire bizarre de me retrouver de nouveau seule maintenant. Ça sera plus calme.
J’étais devant la porte d’entrée de mon voisin, accroupie devant Demon. Je lui faisais mes au revoir, en le caressant. Je n’avais même pas encore sonné que la porte s’ouvrit d’elle-même, et qu’un Castiel apparut.
Castiel : Arrête de le materner, il va devenir attardé après.
Je fis comme si je n’avais rien entendu, et continuai mon monologue avec le chien.
Moi : Si jamais tu n’en peux plus de lui, parce que plus grognon et chiant que lui on meurt, n’hésite à venir chez moi mon beau.
Castiel : C’est bon t’a finis ? Je peux récupérer mon chien maintenant ?
Je fis encore une fois la sourde oreille, et embrassai le chien sur la truffe.
Moi : A plus Demon
Je me relevai et fis face à mon ami qui me regardait, aussi sombrement que moi. Le chien quant à lui, rentra gaiement chez lui.
Castiel : J’espère que tu l’as pas gavé sinon il va passer toutes ces journées allongé comme un papi
Moi : Ne t’inquiète pas monsieur-papa-poule, il a bien mangé et fait ses exercices quotidiens.
Castiel : J’espère pour toi. Tiens ton téléphone. Je vois que t’as bien profité de la maison je vois.
Il me tendit mon portable, que je lui arrachai limite des mains. Alors je l’avais oublié chez lui. Mais oui ! Quand je suis allé chercher les croquettes pour Demon, je l’avais posé sur la table, puis j’avais oublié de le récupérer en sortant. Pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt !
Moi : Oui, c’est vrai je me suis éclatée dedans!  J’ai tout nettoyé, remis en place et quoi d’autre déjà ? Ah oui, j’ai pris les affaires de ton précieux chien pour qu’il ne manque de rien. C’était vraiment génial, tu sais pas ce que t’as manqué! Enfin, c’est pas que cette discussion ne m’intéresse pas, mais j’ai d’autres chats à fouetter.
Je fis demi-tour le plantant là. Il est vraiment désespérant. Il croit vraiment que j’ai squatté chez lui. Comme si j’avais que ça à foutre. C’est à se demander s’il avait un cerveau, et si oui, s’il s’en servait.
Castiel : Wow, tu vas pas me laisser ramasser tout ça quand même ?!
Je me retournai. En effet, j’avais posé devant sa porte tout l’attirail de son chien. Je lui souris, l’air vainqueur.
Moi : Je l’ai bien fait, alors toi aussi 
Je voulais lui montrer que je n’étais plus la gentille Chloé qui se laisse utiliser. Et je pense que j’avais assez bien réussi mon coup. Je rentrai chez moi, entendant derrière les jurons de mon voisin.
 
Le lendemain, en allant au lycée, je saluai mes amis.
Moi : Salut la mif !
Tous sauf Castiel : Coucou !        
Castiel : Salut la nègre
Je tournai la tête vers lui. J’avais juste prévu de l’ignorer, mais lui, il m’insultait. J’étais plus qu’énervée. Je m’approchai de lui et le saisi par le col.
Moi : T’as un problème avec mes origines crétin ?
Castiel : Non juste avec toi
Moi : Fais attention, ne me cherche pas                    
Castiel : Ouh, mais c’est qu’elle mord la p’tite sauvageonne
Je m’apprêtais à lui mettre la claque de sa vie, quand on m’attrapa par derrière. Je me laissa guider par Lysandre, qui m’emmena loin de Castiel. Quand nous fûmes assez loin, il me lâche. Je me mis à tourner en rond. Il fallait que je me calme. Mon ami attendit que je me sois un peu radoucit pour entamer la discussion.
Lysandre : Qu’est-ce qu’il se passe ?
Moi : Il se passe que monsieur m’en veut parce que je n’étais pas là quand il est sortit du monde des songes, et il a décidé de me pourrir la vie. Mais je vais pas me laisser faire. Ha ça, il se fout le doigt dans l’œil.
Lysandre : Mais tu as tenté de lui expliqué ?
Moi : Oui mais monsieur est tellement borné qu’il ne veut rien entendre ! Il a mettre osé me comparer à Debrah. Comment il peut faire ça ? On dirait que tout ce que j’ai fais est passé à la trappe !   
Lysandre : Oui…c’est vrai qu’il a tendance prendre contre lui le moindre petit truc, et oublié le reste. Mais pourquoi avoir piqué à sa remarque ?
Moi : Non mais tu voulais que je lui dise merci ou quoi ? T’a entendu de quoi il m’a traité ? De nègre Lysandre. DE NEGRE ! Je pouvais pas le laisser insulter mes origines. S’il est raciste, c’est son problème, mais qu’il ne commence pas à le faire devant moi, parce que ça c’est vraiment sujet sensible.
Lysandre : Mais qu’est-ce que tu comptes faire alors ?
Moi : Je ne sais pas, mais s’il veut la guerre, il l’aura !
 
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Salut mes chéri(e)s! J'ai conscience de vous avoir fait attendre longtemps, et pour me faire pardonner, je poste le chapitre plus tôt que prévu. J'espère qu'il vous a plu ^^
Combien de temps va durer cette querelle? Va-t-ell s'arrêter, et si oui, comment?ous le saurez dans le prochain chapitre ^^
/!\ IMPORTANT /!\
Vous savez tous que ce week-end c'est les vacances (YOUPI x) ), et bien je suis désolé, mais je ne pourrais pas poster de chapitre durant cette période. La suite sera donc posté à la rentrée. Désolé :( Néanmoins, je vous souhaite d'excellentes vacances, un joyeux Noël, et un bon nouvel an!!
Gros bisous! <3
 
 
 
 
 
 
 
                                                                                                                            
 

Publié dans Saison 1

Commenter cet article

Maeva 12/01/2016 19:43

Vite pitier sa commence a être trop long

Julia 10/01/2016 13:46

La suiiiiiiiite stp j en peut plus d attendre !!!!!!! C une bonne idee que castiel ne comprenne pas tout de suite !!!
J'ai hâte de le voir ramper pour récupéré Chloé !!!! Hahahaha

Olivia 07/01/2016 19:37

Viiiiiiiite la suite stp !!!!!! Ta fiction est trop bien !!! Mais quil est con castiel c pas possible !!!!!!

Maurane 07/01/2016 07:22

Répond nous je t en supplie ! J en peux plus d attendre !!!

Aurore 06/01/2016 23:13

C'est la rentrée

Redfox 05/01/2016 18:28

Elle est super ta fic ! Tous ces rebondissements... on ne s'ennuie pas.
Il est vraiment con Cast des fois. xD Mais bon, d'un côté sa réaction peut être compréhensible avec ce qu'il a vécu, mais il ne laisse pas l'ombre d'une chance à son amie qui a tout fait pour lui, c'est triste *q* Et je suis RAVIE de voir une héroïne qui ne se laisse pas faire non plus sans pour autant être une pseudo-rockeuse-rebelledesbacsàsables qu'on voit pas mal dans les fics avec Castiel.
Hâte de lire la suiiite. n_n

Castiel- Chloé fiction AS 10/01/2016 15:25

Merci beaucoup! Oui c'est vrai que trop d'héroïne sont trop violentes à un point que ça devient un peu barbant. Enfin, je suis RAVIE que ça te plaise ^^

Tali 05/01/2016 12:37

À quand la suite ???? Je suis trop pressée !!!

Castiel- Chloé fiction AS 10/01/2016 15:24

Ca arrive tkt ;)

Maeva 05/01/2016 07:46

Vite on attend en plus la rentrée est passer

Castiel- Chloé fiction AS 10/01/2016 15:24

Oui oui ça arrive ;)

Charlie 04/01/2016 22:14

La suiiiite please, ça fait trop longtemps que je patiente ^^

Castiel- Chloé fiction AS 10/01/2016 15:24

Oui oui bientôt ;)

Olive 04/01/2016 20:25

Cest trop bien ta fiction !!! J'ai trop hâte pour la suite!!!

Castiel- Chloé fiction AS 10/01/2016 15:23

Merci ;)