Chapitre 20: Mon meilleur ennemi

Publié le par Castiel- Chloé fiction AS

Lysandre : Mais qu’est-ce que tu comptes faire alors ?
Moi : Je ne sais pas, mais s’il veut la guerre, il l’aura !
Lysandre : Tu devrais d’abord essayer de lui parler tu ne crois pas ?
Moi : Parler avec lui ? Toi qui le connais le mieux, tu sais bien que quand il a une idée en tête c’est impossible de lui faire entendre raison !
Lysandre : S’il te plait, essayez de faire une trêve. C’est juste que… non rien
Mon ami baissa la tête, comme si il n’osait pas dire ce qu’il pensait.
Moi : Qu’y a t-il ?
Lysandre : Heu…disons que nous étions tous vraiment extrêmement heureux de le revoir après tout ce temps. Et puis il y a votre guerre. Nous n’avons presque pas pu parler avec lui.
Oh mon Dieu ! Dans cette histoire, j’avais complètement oublié mes amis, qui eux, n’avaient rien à voir dans cette histoire, mais qui en subissaient les conséquences. Mais quelle égoïste ! Bien sur qu’il voulait passer du temps avec lui.
Moi : Je suis vraiment désolé Lysandre. Je vais aller lui parler. Même s’il ne veut pas me parler, il faut qu’on fasse une trêve pour vous. Excuse-moi.
J’avais tellement honte. J’avais fait passer ma petite guéguerre avant mes amis. Je voyais dans le regard de Lysandre, que tout ce qu’il voulait, c’était retrouver son meilleur ami. Je lui souris timidement, avant de retourner là où nous étions dans l’espoir de parler au rouquin. Mais il n’y était plus. Oh non, ne me dîtes pas que je vais encore devoir encore le chercher partout.
… ?: Castielounneeeett !!
Je me retournai et vis une Ambre complètement folle se jeter au cou de Castiel. Elle se mit à lui parsemer le visage de bisous. Beurk, j’espère qu’il ira se faire désinfecter après. Il réussi après de nombreux efforts à la décrocher, puis s’essuya le visage d’un revers de la main.
Castiel : Wow faut se calmer et arrêter la drogue. Nan mais ça va vraiment pas bien chez toi
Ambre : C’est juste que je suis tellement heureuse de te revoir. Tu m’as tellement manqué ! Mais ça valait le coup d’attendre. Tu es encore plus beau qu’avant.
Castiel : Ouais, mais c’est surement pas pour toi. Mais en attendant lâche les basques, j’suis pas d’humeur.
Et sur ce, il la planta, en ruminant. Je le suivis, attendant le bon moment pour l’interpeller. J’en profitai pour réfléchir à ce que j’allais lui dire, et à la manière dont j’allais le dire. Sauf que peut importe ce que j’allais dire, j’étais sure qu’il allait m’envoyer bouler. Bon, pas la peine de perdre mon temps à réfléchir pour rien, j’y vais et j’aviserai sur place. Je pressai le pas et le rattrapai.
Moi : Cast !
Il se retourna, entendant son nom. Quand il vit que c’était moi qui l’avais appelé, il se détourna, et continua d’avancer
Castiel : J’ai rien à te dire
Tout juste ce que je craignais. Mais je ne pouvais pas laisser tomber à la première tentative. Je recommençai donc.
Moi : Mais moi oui. Ça concerne Lysandre.
Le mot magique. Le rebelle s’arrêta et se retourna vers moi, l’air interrogateur.
Castiel : Et pourquoi tu voudrais me parler de lui ? S’il avait un truc à me dire, il viendrait me le dire directement, il a pas besoin d’intermédiaire.
Moi : Oui il n’ose pas te le dire, parce qu’il est triste, et qu’il a peur d’avoir l’air égoïste. Je te demande que 5 minutes et après je te fous la paix.
Il eut l’air de réfléchir, quelques instants, avant de se remettre à marcher. Nan mais il est sérieux là ? Ça concerne son meilleur ami et lui il s’en fout ? Il a vraiment un problème ce goss !
Castiel : 5 minutes, pas plus
Je retire ce que j’ai dit. Il reste un peu d'espoir. Je le suivis, jusqu’à ce qu’il décide de s’arrêter à côté du gymnase. Il s’adossa au mur, et m’observa, attendant que je dise ce que j’avais à dire. Je resserrai mon blouson contre moi, et soufflai un grand coup.
Moi : Bon je sais que pour l’instant, c’est pas trop ça entre nous. Mais je te demande de faire une trêve, ou du moins juste quand on est avec les autres, parce qu’ils aimeraient passer du temps avec toi, en particulier Lysandre, mais qu’à cause de nos disputes, ils n’ont pas pu.
Voilà, c’est dit. Je n’avais pas cherché les détours, et étais allée directement à l’essentiel. J’attendais maintenant sa réaction. Mais monsieur avait décidé de prendre tout son temps. Il sortit sans se presser, son paquet de cigarette et en prit une. Il sortit ensuite son briquet et l’alluma. Il prit une grande bouffé, avant de la souffler vers le ciel. Surtout ne t’e presse, j’ai toute la journée. Il prit ensuite une seconde bouffée. Ok, il veut me faire tourner en bourrique. C’est bon t’as réussi, tu  peux cracher le morceau maintenant steu plait ?!
Castiel : Okay. J’accepte le deal. Mais je veux un truc en échange.
Bien sur, ça aurait été trop beau. Il s’approcha de moi, et s’arrêta à quelques centimètres de moi. Il ne me regardait pas, il me dévisageait. Et je voyais dans ses yeux, une leur de haine. J’étais triste de savoir qu’elle m’était destinée.
Castiel : Sors de ma vie
Alors c’était ça qu’il voulait en échange ? Que je sorte de sa vie ? Comment peut-on être rancunier à ce point ? Mais s’il fallait ça pour que les autres soient heureux, soit. Je répondu le plus indifféremment possible.
Moi : Marché conclut
Ma phrase finie, je retournai sur mes pas, le laissant là. C’est triste de voir à quel point l’amour peut se transformer en haine. Oui, car maintenant, j’en étais quasi-sure : j’aimais Castiel. Ce qui expliquait bien des choses. Mais avec toute cette histoire, cet amour, se transformait petit à petit en haine, à mon plus grand regret. La frontière entre ces deux sentiments était si faible.
La cloche retentit. Je me rendis le cœur lourd devant la porte de ma salle de cours. Dès que le prof rentra, je le suivis rapidement et allai m’assoir seule au fond. Pour éviter de trop penser, je suivis le cours avec attention. Mais malgré ça, je crus mourir d’ennui, et ne pus m’empêcher de penser à la situation.
À la récré, nous mîmes notre accord à exécution. Nous ne nous regardâmes pas, ne nous parlâmes pas, rien. Nous étions chacun de notre côté, à parler avec quelqu’un, comme si de rien n’était, au plus grand plaisir des autres. Lysandre, me glissa un « merci » à l’oreille. Il souriait de nouveau, et semblait avoir reprit goût à la vie. Cela faisait plaisir à voir. Je me dis que cette entente avait au moins rendue quelqu’un heureux. Quand la cloche sonna de nouveau, nous retournâmes dans le bâtiment. Discrètement, Castiel passa près de moi, et me glissa quelques mots discrètement.
Castiel : Je vois que Debrah t’as bien enseigné comment jouer double-jeu
Je m’arrêtai, en entendant cette horrible phrase. Je voulais bien, rester calme devant les autres, mais là, je ne pouvais pas laisser faire ça. Je le tirais par le bras, et tourna dans un couloir.
Moi : Alors, premièrement, ne me compare pas à cette pute ok ? Ensuite, c’était notre accord, faire comme si de rien n’était avec les autres, mais ça ne te donne pas pour autant le droit de m’insulter sinon ça va vraiment pas aller du tout. Si tu veux me faire la gueule, c’est ton problème, mais fais le pour de bonnes raisons, pas pour quelque chose dont que je ne suis pas concerné. Alors maintenant que nous avons mis les points sur les i, je vais retourner avec mes amis.
J’avais bien insisté sur le mot « amis », pour qu’il comprenne qu’il n’en faisait pas partit. Je veux bien rester indifférente, mais ça ne veux pas dire qu’il peut tout se permettre.  Je me rendis maintenant à quel point notre pacte était cruel : faire semblant que tout est régler et sourire pour les autres, mais dès qu’ils ont le dos tourné, s’engueuler. C’était triste. Et nous jouâmes ce double-jeu tout le reste de la journée, et tout le reste de la semaine, sans que nos amis ne se doutent de quoi que ce soit.
 
Fin PDV Chloé
PDV Castiel :
 
Nous rentrâmes au vestiaire, après 2h de basket. J’étais défoncé, mais bien. Cela faisait, 2 semaines que je n’avais pas pratiqué d’activité, et ça me fit un bien fou de reprendre. Je me déshabillais, près pour aller me doucher, mais quelqu’un se mit en travers de ma route. Quand je vis de qui il s’agissait, ma bonne humeur s’éteignit rapidement.
Moi: Bouge de là boy scout
Nath : Ça te plaît de jouer avec les sentiments des autres ?
Moi : Bon dégage, j’aimerais bien me doucher.
Je me décalai vers la droite, mais il en fit autant. Okay, là il me cherche
Nath : Je t’ai posé une question
Moi : Oui c’est mon passe-temps préféré, briser les cœurs. Maintenant dégage le passage !
Je me décalai vers la gauche, mais il suivit encore une fois mon mouvement. Putain qu’est-ce qu’il veut à la fin ? La guerre. Qu’il vienne, ça fait un bail que j’ai pas pu me défouler.
Moi : Bon, c’est quoi ton problème blondinet ?
Nath : C’est toi ! D’où tu te permets de jeter Chloé comme ça ?
Moi: J’ai pas de compte à te rendre. C’est pas tes affaires !
Nath : Oh que si ! Tu t’en prends à une de mes amies, alors si ça me concerne. Tu crois que j’ai pas compris votre petite affaire ? Vous faîtes semblant d’aller bien devant nous, mais dès que vous êtes seuls, vous, ou plutôt, TU  passes ton temps à lui en faire voir de toutes les couleurs, et ce depuis toute cette semaine ! D’où tu te permets de jouer avec elle comme ça ?!
Moi : Tout simplement  parce que ça m’amuse ! En plus, elle me tient tête, ce qui rend l’affaire encore plus amusante que jamais !  Alors je continuerai tout le temps que je voudrais, et même toi tu pourras rien y faire. Alors un conseil, retourne lécher les bottes des profs, et fous moi la paix, ou ça pourrait très mal finir pour toi.
Je le poussai, et pris la direction de la douche.  Mais cet enfoiré, borné comme une mule, me chopa par le bras et me retourna.
Nath : J’ai pas finis avec toi !
Moi : Toi tu paies rien pour attendre !
 
Chapitre 20: Mon meilleur ennemi
Nous étions tous les deux en position, près à nous battre. J’entendis derrière mon meilleur soupirer.
Lysandre : Ca y est ça recommence...
Oui, et à vrai dire, ça m’avait manqué. Fracasser des têtes, casser des cotes, faire mordre la poussière, était aussi un de mes autres passe-temps favoris.
Nath : Elle a toujours été la pour toi, chaque jour à l’hôpital, à parler avec toi, et juste à cause d’une fois…
Moi : LA fois !
Nath : Peut-être, mais c’était pas sa faute ! Alors t’as pas le droit !
Moi : Et qui va m’en empêcher ?
Nath : Moi !
Moi : Laisse-moi rire, t’as jamais su te défendre tout seul, et tu veux jouer les agents de police ?! Mais dis-moi, tu serais pas un peu sur elle ?
Nath : Disons que c’est l’une des seules personnes qui arrivent à supporter ton caractère de chien, alors elle a mon respect. D’ailleurs, je sais pas comment elle fait. Arriver à supporter un ours égocentrique et rancunier, il faut avoir une bonne dose de courage.
Je sentis la rage monter en moi. Il me provoquait, et il savait, vu son sourire, que ça marchait. Je voulus lui asséner une droite, mais il l’esquiva.
Nath : Ouh, la tomate se chauffe. T’aurais-je blessé ? Dans ce cas-là, c’est que tu sais que j’ai raison. En fait, je pense surtout que c’est toi qui es sur elle. Tu aimes faire souffrir les gens que tu apprécies, juste pour voir à quel point ils tiennent à toi. Mais tu es tombé sur plus farouche que toi on dirait.
Cette fois, s’en était trop. J’en avais assez entendu. D’où se permettait-il de dire des choses pareilles ? Cette fois-ci, il ne put éviter mon point, et se retrouva par terre.
Moi : Et bien tu sais quoi, pour une fois, nous allons avoir une vrai conversation tous les deux. Si je m’amuse tant à jouer avec elle, c’est juste pour qu’elle voit ce que j’ai pu ressentir, parce qu’elle ne sait pas tout ce que j’ai vécu. Personne ne le sait. Le jour où je me suis réveillé, tout le monde était là, même toi. En voyant ta tête j’avis juste eu envie de replonger dans le coma mais bref. Mais pas elle ! Donc, je veux lui en faire baver. Mais pour l’instant, je vais me contenter de te foutre une bonne raclée.
Je me dirigeai vers lui, alors qu’il se relevait. Il lança son bras, pour me rendre mon coup, mais je parai son coup, et lui mit mon point dans la figure. Il recula d’un bon mètre. Je m’avançai de nouveau d’un pas assuré vers lui. Il ne fait pas le poids contre moi, il ne l’a jamais fait. Je sens que je vais bien m’amuser. J’étais proche de lui, quand il chargea sur moi, et me plaqua violemment contre le mur, avant de me donner un coup dans l’estomac. Aïe, je l’avais pas prévu celle-là. Il m’en asséna encore un autre, avant que je me ressaisisse, et lui rende ses coups. Nous étions tout les deux à égalité. Nous saignions tous les deux du nez, de l’arcade, et j’avais mal aux côtes, fragilisées depuis la séquestration. En clair, nous étions bien amochés. Puis, à un moment donné, Lysandre vint se mettre entre nous, pour sonner la fin du round.
Lysandre : Assez pour aujourd’hui. Castiel, tu t’es assez défoncé pour la journée, et tu m’as l’air bien mal en point.
J’aurais voulu finir le boulot et éclater ce petit morveux, mais il avait raison.
Moi : OK. Allez on s’arrache
Je fis demi-tour en me tenant les côtes, j’arrivai près de la porte, quand mon pire ennemi, me cria :
Nath : Hey, si tu ne la crois pas, t’as qu’à aller vérifier par toi-même. Va à l’hôpital, cherche une infirmière qui s’appelle Anaïs, et elle te dira si oui ou non, Chloé t’a mentis. 
Moi : Ouais et puis tu sais quoi, j’en profiterai aussi pour rendre visite au Père-Noël.
Genre j’allais lui faire ce plaisir. Aucune chance. Moi et mon ami allâmes dans un autre vestiaire, pour que je puisse me changer tranquillement. Et bien ce fut une rude tâche, car dès que je levai un bras, j’avais horriblement mal.
Lysandre : Je vais t’aider
Moi : Nan c’est bon je suis pas encore infirme
Lysandre : Ah oui ?
Il appuya sur mon côté et je ne pus réprimer un petit grognement de douleur.
Lysandre : Toujours pas convaincu ?
Moi : Bon ok vas-y
Mon ami m’aida à enfiler mon tee-shirt. Ça m’ foutu un peu la honte, mais bon, vu les circonstances, j’avais pas vraiment d’autre choix.
Lysandre : Tu vas aller à l’hôpital ?
Moi : Non
Lysandre : Pourquoi ?
Moi : Parce que tu crois que je vais faire ce que cet abruti me dis de faire hein ?
Lysandre : Mais si c’est moi qui te le demande ?
Moi : Mais pourquoi ?
Lysandre : Bon, je veux que tu m’écoute, sans m’interrompre ok ?
Oh non, je sentais venir la longue histoire, suivis d’une série de reproche. Mais pouvais-je vraiment refuser ?
Moi : Bon vas-y
Lysandre : Merci. Quand tu as disparu, c’est Chloé qui l’a vu.
Je soufflai. Qu’est-ce que je disais. Et je sens qu’on en a pour un bon moment…
Lysandre : Elle a tout tenté pour te retrouver, et elle à même faillit tuer Capucine. Et puis finalement elle t’a retrouvé. Elle m’a prévenu et nous sommes tous les deux allés te chercher. La fille que tu as vu, c’était elle. Ensuite, nous sommes restés tout le temps de ton opération qui a duré 5 heures et…
Moi : Bon t’a finis ?!! J’ai pas besoin d’entendre ça, tout ce que je ressens là tout de suite c’est un ennui profond et une irrésistible envie de dormir. Alors excuse-moi mais j’me casse
Je me levai d’un coup, pris mon sac de sport, et m’apprêtai à partir. Nan mais c’est bon quoi, j’ai pas besoin d’avoir un débriefing complet de tout ce qui s’est passé. Mais, je n’avais pas soupçonné la réaction de Lysandre. Il agrippa mon bras, me tira violemment. Je vus pour la première fois dans son regard de la colère.
Lysandre : Tu es mon meilleur ami et je ne te ferais jamais rien. Mais là, tu es allé beaucoup trop loin. Elle a toujours été là pour toi, et toi, tu la jettes, sans prendre la peine de l’écouter et de vérifier son excuse. Je suis désolé mais je ne peux pas tolérer ça. Alors tu vas me faire le plaisir d’aller à cet hôpital, trouver cette infirmière, et régler cette affaire qui dure depuis trop longtemps.
Je voyais dans ces yeux qu’il était très sérieux, et qu’il semblait prendre cette affaire bien plus à cœur que je ne l’imaginais. Il relâcha mon bras, avant de partir, sans un mot de plus. Je ne l’avais jamais vu dans cet état. Pour le coup, j’étais vachement déstabilisé. Je sortis à mon tour sans conviction. Arrivé au parking, je rangeai mon sac et enfourchai ma moto, mais je ne démarrai pas tout de suite. Que faire ? Je ne voulais pas faire plaisir à l’autre crétin, mais si je ne le faisais pas, Lysandre ne me parlerait plus. Si j’y allais, j’avais peur de ce que j’allais découvrir, car s’il s’avérait que j’avais faux, cette fois Chloé ne me le pardonnerait jamais. Quelle merde cette histoire.  Je démarrai et pris la direction chez moi. En arrivant dans ma rue, je jetai un coup d’œil à ma maison, puis mes yeux s’arrêtèrent sur celle de Chloé. Je sens que je vais le regretter. Je mis les gaz à fond, et fis demi-tour dans un énorme brouhaha. Je pris la direction opposé, et me rendis à l’hôpital. Là, Lysandre ne peut pas dire que je ne fais pas d’effort. Je me garai, et rentrai à l’intérieur. Je commençai à avoir de plus en plus mal, mais je fis outre de la douleur. Je me rendis à l’accueil, et demandait cette Anaïs. 3e étage, local des infirmières. C’est parti. Je m’y rendis, mais la salle était vide. Et merde. Et je fais comment pour la retrouver moi, c’est immense un hôpital. J’aperçus un peu plus loin, un docteur. J’allai vers lui pour lui demander s’il connaissait cette infirmière.
Moi : Excusez-moi, vous sauriez pas où je peux trouver Anaïs ?
Docteur : Tiens donc Mr. Jones, comment allez-vous ?
C’était le toubib qui m’avait soigné. J’étais bien content de tomber sur lui, il pourrait m’indiquer sans se méfier où trouver cette infirmière.
Moi : Oui très bien merci. Désolé de vous dérangez, mais je chercherai une infirmière, Anaïs.
Docteur : Elle se trouve normalement dans votre ancienne chambre, la 316
Moi : Merci doc, bonne soirée.
Docteur : Merci à vous aussi.
Bon, ba voilà qui devrait faciliter la tâche. Je me rendis dans mon ancienne chambre. Ça me rappela des souvenirs pas très glorieux. Enfin, tout ça est maintenant très loin. En rentrant dans la chambre, je vis une jeune femme en train de refaire les draps.
Moi : Heu, s’cusez moi, est-ce que vous êtes Anaïs ?
Elle se retourna vers moi, puis se mit à sourire.
Anaïs : Tiens tiens, mais regardez qui voilà. Oui c’est moi. Alors, qu’est-ce qu’il vous arrive Mr. Jones ?
Moi : Heu…je voulais vous demandez quelque chose, si vous avez un peu de temps.
Anaïs : Oui bien sur. Venez
Elle me fit signe de la suivre. Nous sortîmes de la salle et nous dirigeâmes vers un distributeur de café. Une fois que nous en eûmes un tout les deux, nous partîmes nous assoir à une table.
Anaïs : Alors vas y Castiel je t’écoute.
Moi : En fait je voulais vous demandez...heu…mon amie Chloé, est-ce qu’elle venait me voir quand j’étais dans le coma ?
Anaïs : Bien sur ! Chaque jour après l’école. Elle te parlait, toute la soirée. Elle faisait ses devoirs dans ta chambre, elle mangeait même ici. Et je peux te dire que pour manger à l’hôpital, il faut vraiment avoir une sacrée bonne raison et être bien motivé. Elle restait jusque très tard le soir avant de rentrer. Elle voulait te laisser seul le moins longtemps possible.
Alors elle avait raison. Elle était vraiment venue de voir. J’avais vraiment honte pout le coup.
Moi : Mais… vous savez pourquoi elle n’était pas là le jour où je me suis réveillé ?
Anaïs : Non, mais je sais que si elle n’était pas là, c’est qu’elle devait avoir une bonne raison. Écoute Castiel, je pense que si tu es là, c’est que tu lui en veux parce qu’elle n’était pas là, et que tu as besoin de réponses. Mais je peux t’assurer, qu’elle na jamais quitté ton chevet. C’est une précieuse amie que tu as là, alors je te conseil de ne pas la perdre. Elle et ton ami avec les yeux vairons.
Moi : Oh Lysandre. Il venait aussi ?
Anaïs : Moins souvent, mais oui régulièrement.
Alors, j’avais eu faux, et sur toute la ligne. Ça me faisait mal de le reconnaître, mais je m’étais planté, et royalement. Mon plus gros problème, c’était de croire et de pardonner mes amis quand ils me laissaient, car je prenais ça la plus part du temps comme une trahison. Sauf que maintenant, c’était à mon tour de me faire pardonner, et elle aurait de bonne raison de ne pas le faire. Mais maintenant que je savais la vérité, je ne pouvais plus continuer. Je dois aller la voir. Je finis mon café et me levai.
Moi : Merci beaucoup Anaïs, mais je dois y aller.
Anaïs : Je t’en pris. Salut Chloé de ma part, et dis lui qu’elle peut venir me voir quand elle veut.
Moi : Pas de problème. Oh et merci pour le café !
Anaïs : De rien
Je partis au pas de course. Je me dépêchai, car il se faisait tard. Il faut que je lui parle, ce soir. Je fonçai jusqu’à chez elle. Arrivé devant sa porte, j’eus un blocage. Mais qu’est-ce que je vais pouvoir lui dire ? À tous les coups, elle ne voudra pas me voir. Je lui ai demandé de sortir de ma vie, et maintenant c’est moi qui reviens. Jamais elle ne m’écoutera. Et même si elle le fait, pourquoi est-ce qu’elle voudrait qu’on redevienne comme avant après ce que je lui ai fait ? Bon mon vieux, c’est pas le moment de flancher. Je pris une grande respiration, et toquai à la porte. J’entendis des pas approcher puis la porte s’ouvrit. Chloé apparut, au téléphone, tout sourire. Puis quand  elle me vit, son sourire s’évanouit.
Chloé : Je dois te laisser. Gros Bisous
Elle raccrocha puis me regarda froidement.
Chloé : Qu’est-ce tu veux ?
Moi : Te parler
Chloé : Pas moi
Elle ferma la porte. Qu’est-ce que je disais. Ayant prévu le coup, je mis mon pied juste à temps pour bloquer la porte.
Moi : C’est vraiment important
Elle me regarda droit dans les yeux, essayant probablement de voir si j’étais vraiment sérieux. Chloé resta ainsi quelques instants, avant de finalement ouvrir la porte en soupirant et de se diriger vers son salon. Je rentrai et refermai la porte derrière moi. Je la suivis ensuite au salon. Elle s’assit sur le canapé et me fixa. J’avoue que son regard me déstabilisa.
Chloé : Je t’écoute. Qu’est-ce que tu avais de SI important à me dire ?
Et la c’était le blanc. Le ton qu’elle avait pris laissait entendre que peut importe ce que j’allais dire, j’allais me prendre un vent. Et puis, comment je fais ? Reconnaître mes erreurs c’est déjà dur pour moi, mais m’excuser c’est carrément mission impossible.
Chloé : Bon, quand tu te seras décider à parler, fais moi signe. 
Elle se leva d’un coup, et fit mine de s’en aller. Non, ça ne peut pas se passer comme ça, je suis pas une tapette, je dois le faire.
Moi : Je suis désolé
Ça y est, je l’ai dit, et je suis encore en vie. Miracle ! Elle s’arrêta net. Elle se retourna vers moi, le regard interrogateur.
Chloé : Tu…quoi ?
Ah oui, bon c’est sur qu’un simple désole ne va pas suffire, je vais devoir me justifier.
Moi : Je suis désolé pour…ne pas t’avoir cru. J’ai été con, j’ai pris en mal le dernier truc, sans prendre en compte les autres  et…voilà je me suis rendu compte que je pouvais pas te faire ça. Je suis désolé.
Bon, je trouve que je m’en suis pas trop mal sortis. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre la réponse. Chloé me regardait, comme si…comme si je sais pas en fait. C’était étrange.
Chloé : Ok, très bien, redevenons amis comme avant alors
Q-quoi ? Elle accepte aussi facilement ? Soit c’est un piège, soit je suis l’homme le plus chanceux du monde.
Moi : Sérieux ?
Chloé : Non ! Mais à ton avis, à quoi tu t’attendais avec ces excuses bidon ?! En fait, ce que je crois surtout, c’est que tu t’es assez amusé, et que maintenant tu t’ennuis, et donc pour ça, quoi de mieux que de revenir à la bonne vieille époque. J’ai raison n’est-ce pas ?
Ok, c’était un piège. Bien sur qu’elles étaient pourris mes excuses, et qu’il fallait que je sois convaincant. Pourquoi est-ce qu’elle me croirait sinon ?
Moi : Mais non pas du tout ! C’est pas ce que tu crois, j’ai…heu. Je suis allé voir cette infirmière, Anaïs. Bon j’avoue c’est Lysandre qui m’a obligé à le faire, mais j’y suis allé, et elle m’a dit que tu as toujours été la.
Chloé : Ah, donc si je comprends bien, tu préfères croire une parfaite inconnue plutôt que moi c’est ça ?
Merde, elle retourne mes arguments contre moi. Si ça continu, je vais réellement être dans la merde.
Moi : Non c’est pas ce que je veux dire. C’est juste que j’avais besoin d’un témoin, pour être sur que tu disais bien la vérité. Et vu que tu mentais pas, je suis venu m’excuser. J’ai vraiment été stupide et égoïste, et…je voudrais qu’on redevienne ami comme avant, et qu’on laisse tout ça derrière nous.
Je me sentais comme un petit garçon en train de demander pardon à sa mère. Et Chloé était une mère loin d’être facile à convaincre. C’était horrible comme sensation. On sait qu’on a faux sur toute la ligne, et on fait tout pour se faire pardonner, sans être sur que ça marchera.
 
_____________________________________________________
Bonjour tout le monde! BONNE ANNEE!!! Santé, joie, amour, travail, argent, et tout le tralala. J'espère que vous avez passé un bon Noël. Et maintenant, retournons dans les intrigues de notre fiction ;)
Castiel, qui s'est rendu compte de ses erreurs, essaie de se faire pardonner auprès de Chloé. Y arrivera-t-il? Leur amitié en sera-t-elle ébranlée? Vous le saurez dans le prochain chapitre ^^
Voili voilou
Gros bisous <3 <3
 
 

Publié dans Saison 1

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Commenter cet article

Lyonevia 28/07/2017 00:19

J'adore ta fiction ! Mais Castiel est vraiment un gros con è_é

K.I.M 17/01/2016 14:43

Bonne année !
Super chapitre , ta fiction est vraiment géniale ^^!

Castiel- Chloé fiction AS 17/01/2016 14:53

Merci à toi aussi! Merci ^^

Tyler posey 17/01/2016 13:30

Vrm cool ta fic

Castiel- Chloé fiction AS 17/01/2016 13:55

Merci ;)

Julien 17/01/2016 01:26

Hello c'est Julien! Bonané ! Super chapitre et vivement la suite ! Waw déjà 20 chapitres, ça passe vite et c'est de mieux en mieux ♥ continue :)

Castiel- Chloé fiction AS 17/01/2016 13:55

Hello Julien. Merci à toi aussi! Oui c'est vrai, déjà 20 chapitres. Merci beaucoup <3

Colleen 17/01/2016 01:24

Waw tu t'améliore de plus en plus en écriture ! Il est super bien écrit ce chapitre! Un des meilleurs! Vraiment un grand bravo et la suite aujourd'hui je me réjouis trop !

Castiel- Chloé fiction AS 17/01/2016 13:54

Merci beaucoup. Je suis heureuse que ça t'ai plu alors ^^

Lili 16/01/2016 19:30

Très bon chapitre ! J espère se ce con de Castiel va en chier un max ! Sinon a quand le prochain chapitre ?

Castiel- Chloé fiction AS 16/01/2016 19:58

Merci ! Tu verras bien...sinon la suite demain ^^

dylan o brien 15/01/2016 04:19

OMG je kif tlm ta fic ses fou :)

Castiel- Chloé fiction AS 15/01/2016 21:43

Merci beaucoup, ça me fais plaisir ^^

Kyoko27 13/01/2016 13:07

Joyeux Noël et bonne année à toi aussi.
Un super Chapitre, comme toujours !
Pressée de voir la suite ? Bien-sûr que oui !

Castiel- Chloé fiction AS 13/01/2016 14:11

Haha merci ;)

Maeva 12/01/2016 20:05

Oui !!!!! Enfin

Nanachi 12/01/2016 17:40

Joyeuse nouvelle année !

J'ai bien aimé la réactivité de Nath concernant Chloé. Et j'aime également beaucoup la manière dont tu présentes Lysandre.

Bonne continuation !

Castiel- Chloé fiction AS 12/01/2016 19:14

Merci merci ^^