Chapitre 41: Ce qui aurait dû être dit depuis longtemps

Publié le par Castiel- Chloé fiction AS

Moi : Allez Castiel réveille toi ! Castiel !!
Cela faisait maintenant cinq bonnes minutes que j’appelais mon ami, mais qu’il ne me répondait pas. Je commençais sérieusement à avoir peur. Le pire scénario commença à se dessiner dans ma tête. Non, ce n’est pas possible.
Moi : Castiel !! Je t’en prie réveille-toi !
Toujours aucune réponse. S’il ne se réveillait pas, nous allions rester coincés ici, car je n’arriverais pas à me lever toute seule. Les animaux sauvages viendraient et nous attaqueraient sans que nous puissions nous défendre. Je tournai la tête, et vis par terre mon téléphone. Je tendis la main, et au prix d’un dur effort, je réussis à l’atteindre. Heureusement, il n’était pas cassé. Je l’allumai et voulu appeler Annick, mais il n’y avait pas de réseau.
Moi : MERDE !!
Évidemment qu’il n’y avait pas de réseau, on était dans la forêt ! Fais chier !
Castiel : Mmmm…
J’entendis Castiel émettre un petit gémissement plaintif, puis je le sentis bouger sur mes jambes. Ouf ! Il était sauf. Quel soulagement.
Moi : Castiel ? Ça va ?
Castiel : Mmm…mouais.
Il se releva sur ses coudes et s’assit dans l’herbe. Je soulevai ma tête et le vis se tenir la tête.
Castiel : Ha chien, ma tête…
Il resta de longues secondes ainsi, surement le temps que la douleur passe. Ensuite il m’adressa la parole
Castiel : Il s’est passé quoi ?
Moi : On courait. Je me suis arrêté parce qu’on fonçait droit dans le précipice. Sauf que tu n’as pas vite réagis, et tu m’es rentré dedans et on est tombé.
Je vis le rouquin lever la tête pour voir le haut du précipice d’où nous avions chutés. Je dirais qu’il faisait au moins cinq bons mètres de hauteur si ce n’est un plus.
Castiel : Sacré chute. Heureusement qu’on a rien
Moi : Parle pour toi, c’est moi qui ai tout encaissé…
Il ne sembla pas entendre ma remarque. Je le vis ensuite tourner la tête tout autour, pour voir où nous étions. Il sortit son téléphone de sa poche, qui miraculeusement d’avait rien, et éclaira les alentours.
Castiel : On est où ?
Moi : Comment tu veux que je le sachee… -_-
Lui et ses questions débiles… Qu’est ce que j’en savais moi d’où on était. Y a pas écrit «Google map » sur mon front. Je vis Castiel prendre son téléphone et composer le numéro de Lysandre.
Moi : Cherche pas, il n’y a pas de réseau
Je l’entendis maugréer de mécontentement. Il prit ensuite appuie sur ses mains et se releva. À peine fut-il debout, qu’il lâcha un grand cri de douleur et retomba par terre sur ses fesses
Moi : Qu’est-ce qu’il y a ?
Castiel : Je crois que je me suis tordu ou cassé la cheville. Je peux pas me lever. Bordel !
Moi : Prend dans mon sac, j’ai une trousse de secours.
Même là, c’était encore à moi de prendre soin de lui. Désespérant. À croire que c’était mon rôle.
Castiel : Il est où ?
Moi : Sur mon dos
Castiel : Ba enlève le
Moi : J’aimerai bien, sauf que je ne peux pas bouger mon dos. J’ai dû me casser des cotes.
Il soupira, mais s’approcha de moi en s’aidant de ses mains. Il vint se placer derrière moi. Il commença d’abord par m’enlever les bretelles. Je l’aidai en soulevant les bras. Même ça, ça me faisait mal. Quand cela fut fait, je le sentis glisser une main sous mon dos.
Castiel : Ça risque de faire un peu mal
Moi : Vas-y
Castiel : Ok
Doucement, il me souleva. La douleur fut atroce. J’avais l’impression qu’on broyait mes os. Je grimaçai de douleur, retenant du mieux que je pouvais un cri de souffrance en me mordant les lèvres jusqu’au sang. Me tenant le dos d’une main, Castiel dégagea mon sac de l’autre avant de me reposer le plus rapidement possible par terre. Quand mon dos toucha la terre ferme, je lâchai un soupir de soulagement. La douleur était encore là, mais moins forte. Je pris de grandes bouffées d’air pour me calmer.
Castiel ouvrit mon sac, et en sortit ma trousse qui avait été complètement écrasé, comme d’ailleurs beaucoup d’autres affaires. Il l’ouvrit, et prit des bandages, et un spray froid. Il se passa le spray sur sa cheville douloureuse en grimaçant. Il coupa ensuite un bandage et l’enroula autour. Il remit les affaires dans la trousse, et s’approcha ensuite d’un arbre. Il prit une profonde inspiration, et se leva en prenant appui sur le tronc. Je le vis retenir une plainte de toutes ses forces, mais il réussit à tenir debout, au prix de quelques boitements. Il boitilla donc vers moi, et s’accroupit à ma hauteur.
Castiel : À ton tour
Moi : Puisqu’il faut y aller…
Je tentai de me préparer moralement à la douleur. Je n’avais pas vraiment envie de retenter l’expérience, mais il fallait bien que je me lève si nous voulions sortir de cette maudite forêt. Il fit glisser une de ses mains vers le bas de mon dos. Je ne pus m’empêcher de frissonner à ce contact subtil. La situation et les circonstances n’étaient pas propices mais ce contact me fit quand même de l’effet. Malgré tous mes efforts, je n’arrivais tout simplement pas à contrôler mes sentiments pour le rebelle. Il passa son autre bras sous mes aisselles, et je passai mes bras autour de son cou.
Castiel : Prête ?
Moi : Non mais vas-y
Castiel : 3…2…1…
Il me souleva lentement, faisant décoller mon dos du sol, faisant de son mieux pour le garder droit afin de me faire le moins mal possible. Mais la douleur fut quand même insoutenable. Je ne pus cette fois-ci retenir mon cri de douleur, qui résonna contre les parois du précipice et se répercuta tout autour de nous. De grosses gouttes de sueurs perlèrent sur mon front, tandis que je me battais pour ne pas lâcher Castiel et me laisser retomber par terre. Je devais me lever, nous n’avions pas le choix. Les secondes que durèrent ma remise sur pieds semblèrent durer des heures. Enfin, je fus debout et je m’appuyai un long moment contre la large poitrine de Castiel. Celui-ci me serra dans ses bras pour me réconforter.
Chapitre 41: Ce qui aurait dû être dit depuis longtemps
Mon dos tout entier me brûlait, j’avais l’horrible sensation que mes os craquaient et s’entrechoquaient entre eux en me causant d’atroces douleurs. Nous restâmes ainsi un long moment, le temps que cela devienne plus supportable. Je me détachai alors lentement de mon ami. Je reculai, et essayai de faire quelques pas. Castiel me rattrapa juste à temps, avant que je ne m’effondre. Il m’approcha d’un arbre contre lequel je pris appuie. Je repris mon souffle, et essuyai mes gouttes de transpiration.
Moi : Tu peux me passer les bandages et le spray s’il te plait ?
Le rouquin me tendit le reste du rouleau.
Castiel : Besoin d’aide ?
Moi : Nan c’est bon. Juste tourne toi
Quand je fus sure qu’il ne regardait pas, j’ouvris ma veste et soulevai mon tee-shirt. Je pris d’abord le spray et le pulvérisa sur mon dos et mes cotes. Le contact fut froid, mais me soulagea. Je déroulai ensuite les bandes et les enroulaient autour de mon dos en serrant le plus possible. Je dus serrer les dents de toutes mes forces. Pourquoi c’est toujours sur moi que ça tombe les trucs comme ça. Mais j’étais obligée de bien serrer le bandage pour qu’elles puissent soutenir mon dos et m’aider à arriver à bon port. Quand j’eus finis, je redescendis mon tee-shirt et refermai ma veste. Mon dos me brulait tellement que je ne sentais même pas la morsure du froid de la nuit. Je dis à Castiel que c’était bon, et il se retourna, me tendant la bouteille d’eau. J’en bus quelques gorgées et la lui rendit. Nous rangeâmes les affaires, et partîmes.
Nous avions marché depuis seulement deux minutes, que Castiel s’arrêta, un poussant une longue plainte.
Castiel : Putain, je peux pas avancer ! Ma cheville me fait trop mal.
Pff, on n’allait jamais y arriver à ce rythme là. Si Castiel ne pouvait plus avancer, nous n’avions aucune chance de retrouver les autres, mais je ne pouvais pas non plus partir seule, et le laisser ici. Il fallait trouver une solution. J’éclairais avec la lampe torche les alentours, en quête de quelque qui pourrait nous aider. Eurêka ! Je boitillai jusqu’à un bout de boit qui se trouvait par terre. Je me baissai en grimaçant et le ramassai. Il était assez grand et assez solide pour que Castiel puisse s’appuyer dessus. J’enlevai les petites branches et feuilles qui étaient dessus et ramenai le bâton à Castiel. Il le regarda attentivement, et le mit dans sa main droite. Il fit quelques pas en s’en servant comme béquille puis revint vers moi.
Castiel : C’est bon, on peut y aller
Je lui fis un signe de tête entendu, et nous nous remîmes en route. Étant tous les deux blessés, notre rythme de marche se voulut plutôt lent, afin que nous puissions tenir le plus longtemps possible, en espérant que les autres se soient mis à notre rechercher et nous retrouvent.
 Même avec la lumière de mon téléphone, nous n’y voyions pas grand chose. La nuit était noire, avec juste quelques étoiles, voilées par le feuillage des arbres. Je n’étais pas franchement à l’aise. Je jetais des regards furtifs à gauche et à droite, pour être sûre de ne pas tomber sur un autre être indésirable. Mais dans tous les cas, si ça devait arriver, nous n’avions aucune chance de nous en sortir cette fois. Cette obscurité me rendait anxieuse. Au moindre petit bruit, je sursautai. Qu’est-ce que j’aimerais être chez moi, sur mon canapé, devant la télé, bien au chaud. Au lieu de ça, j’étais en pleine forêt, de nuit, et accompagnée de la personne que j’avais le moins envie de voir.
Nous marchions en silence depuis maintenant une bonne quinzaine de minutes. La soudaine apparition de l’ours nous avait coupé dans notre dispute, et nous le l’avions pas encore reprise. Je n’avais d’ailleurs pas envie de la reprendre. Mais Castiel, ne semblait pas de cet avis.
Castiel : On peut parler
Je soupirai. Allez, c’est reparti pour un ton. Je répondis calmement
Moi : Je crois que tout a déjà été dit
Castiel : Non, loin de là. Il faut que tu m’écoutes
Moi : Pourquoi moi je devrais le faire quand toi tu ne l'as pas fais ?
Castiel : Je…je comprends ce que tu ressens, mais…
Moi : Non j’en suis pas sure
Je m’arrêtai et le regardai droit dans les yeux. J’étais décidée à mettre les choses au clair, et peut importe si ça faisait mal.
Moi : Le truc, c’est qu’on doit tout faire pour toi. Te faire confiance aveuglément, te sauver, être là pour toi, te croire sur parole. Mais toi, tu ne fais jamais la même chose pour nous. Tu attends toujours qu’on te montre qu’on tient à toi. Mais dès qu’on fait un faux pas, tu nous jettes, tu nous humilie, tu fais comme si on avait jamais rien été pour toi. Et quand enfin tu daignes nous pardonner, c’est seulement après qu’on se soit mis à genoux devant toi, ou alors après que quelqu’un t’est avoué toute la vérité parce que tu as été trop couard ou trop fier pour aller la chercher toi-même.
Je m’avançai lentement vers lui. J’allais lui exposer tout ce que je gardais profondément en moi depuis si longtemps. Mon regard était d’acier. Celui du rebelle, qui tout à coup semblait plus fragile, était plus triste, mais il soutint le mien.
Moi : Mais moi à chaque fois, je te pardonnais, parce que je tenais à toi, et que je ne voulais pas te perdre. Mais ça bien sur tu ne le voyais pas.
Je le regardais soudainement plus tristement. Je voulais qu’il comprenne que j’aurais tout fait pour lui, mais qu’il avait tout envoyé en l’air. Mais s’en était-il seulement rendu comte ? Ça me déchirait le cœur qu’on en soit arrivé là. Voyant qu’il ne répondait rien, je soufflai de découragement en baissant la tête, et repartis. Soudain, je l’entendis dire d’une petite voix derrière moi :
Castiel : Qui te dit que je ne le voyais pas ?
Je m’arrêtais et me retournai vers lui.
Moi : Ba si tu le voyais, ça ne t’empêchait pas de recommencer.
Castiel : Oui je recommençais, parce que j’ai l’habitude depuis toujours qu’on m’abandonne à un moment. Ma famille, Debrah…
Moi : Mais moi je ne l’aurais jamais fait.
Castiel : C’est ce qu’ils disent tous, mais ça ne les empêche pas de le faire un jour.
Moi : Je comprends ce que tu as pu ressentir, mais essaie de me comprendre aussi. J’ai tellement lutté pour ne pas te perdre, mais toi à chaque fois, tu me jetais. Mais là….j’en ai assez de me battre. J-j’abandonne
Une larme perla sur ma joue. Je ne pus supporter son regard, et fis demi-tour, me remettant à marcher. Les larmes coulaient silencieusement, sans que je ne cherche à les retenir. Ce que je venais de dire, était faux. Je ne pourrais pas arrêter de me battre, même en me forçant. Mais je voulais lui faire comprendre que je n’étais pas un jouet. Je préférais rester seule plutôt que subir ses caprices. J’entendis alors le bruit de pas de mon ami qui se rapprochait. Il semblait vouloir me rattraper en accélérant, malgré sa cheville douloureuse. Mais je ne m’arrêtai pas.
Castiel : Chloé attend !
Je fis comme si je n’avais pas entendu. Je ne voulais pas entendre ce qu’il avait à me dire. J’avais peur que cela me brise encore plus le cœur. Je me mis donc moi aussi à accélérer, autant que me le permettait mon dos. J’avais mal, physiquement et moralement, mais je continuai d’avancer. J’entendais Castiel se rapprocher de plus en plus de moi. Soudain, je sentis une main agripper mon bras et me forcer à me retourner. Je vis un Castiel essoufflé, faisant d’énormes efforts pour rester debout, mais qui semblait déterminé à me dire ce qu’il avait sur le cœur.
Castiel : Je t’en prie écoute-moi
Moi : Non !
Castiel : Tant pis. Oui je t’ai souvent rejeté, et tu connais mes raisons, je ne m’attarderais donc pas dessus. Mais cette semaine était différente. Si je ne suis pas allé te voir, c’est que justement j’avais peur que tu ne me pardonnes plus. Et puis j’avais honte de moi, parce que je pensais que tu sortais avec ce Zach. Je me suis énervé, parce que tu m’avais dis que je te plaisais, et que là tu m’avais trahis. J’étais hyper jaloux, et ça avait mit un doute sur mes sentiments envers toi. Après ce qui s’est passé mercredi, ce n’est pas ce que tu crois. J’attendais le bon moment pour aller te voir, mais tu me fuyais toujours. Je suis allé boire, et Keycie est venue me rejoindre. C’est elle qui m’a embrassé, pas moi. Sur le coup, j’avais pas compris à cause de l’alcool, mais je l’ai repoussé. Et…je peux pas te le cacher, son baiser m’avait quelque peu plu…
En entendant ça, mon cœur se fendit, une nouvelle vague de larmes surgit. Il avait aimé son baiser. C’était plus que je ne pouvais supporter. Pourquoi est-ce qu’il me disait tout ça ? Je ne voulais pas le savoir. Je dégageai violemment mon bras, et me retournai pour partir, mais Castiel ne m’en laissa pas le temps. Il m’attrapa de nouveau le bras et me retourna.
Castiel : Je t’en prie laisse-moi finir !
Moi : Pourquoi ?! Ça te plais de me faire souffrir?!
Castiel : Non, je veux juste que tu comprennes ! C‘est pour ça que quand tu m’as demandé si je t’aimais, je n’ai pas répondu. Pendant les quelques jours où je t’ai fait la gueule, j’ai appris à mieux connaître Keycie. Elle a côté farouche et rebelle qui me faisait penser à moi, et ça m’a plu. Puis elle est belle, drôle. Donc tout ça s’est mélangé. Mais quand j’ai repensé à tout ce qu’on avait traversé toi et moi, tout ce qu’on avait vécu, j’ai su que tu comptais plus pour moi. Tu as ce côté séductrice qui me plaît tant, mais tu es à la fois fragile, et j’aime aussi beaucoup ça. Mais après tu me connais je suis lent à la détente, je voulais pas admettre le fait que je….que je…enfin voilà quoi. S’il te plait dis-moi que tu comprends.
Je restai interdite devant ce qu’il venait de me dire. Toutes ces informations qui déferlaient d’un coup, ça faisaient beaucoup à encaisser. D’abord il me dit que Keycie ne le laissait pas indifférent, puis ensuite qu’il tenait à moi. Mais c’était la fin que je ne comprenais pas. C’était comme s’il n’arrivait à me dire quelque chose.
Moi : Le fait que quoi ?
Castiel : Le…le fait que….je… Je n’arrive pas à le dire ! Je ne l’ai jamais dit ! Je te jure que…
Moi : Nan c’est pas grave. Au final, si tu n’arrives pas à le dire, c’est que tu ne le ressens pas vraiment…
Je baissai la tête tristement. Il relâcha mon bras. Je fis demi-tour. Je savais ce qu’il voulait dire. Mais tant qu’il ne l’aurait pas dit, je ne pourrais pas le croire. C’était trop simple de dire qu’il ne l’avait jamais dit pour justifier son silence. Je marchais lentement, plus déprimée que jamais. Oui ce qu’il m’avait dit me réconfortait un peu, mais c’était quand même assez frustrant qu’il ne dise pas ce dernier mot. C’était juste ça que je voulais entendre. C’était juste ce petit mot, rien que ça qui allait tout changer. Mais il ne l’avait pas dit, et il n’allait pas le dire. Tant pis.
Alors que je marchais, j’entendis Castiel dire :
Castiel : Et puis merde !
Okay. Merde. Je pensais que cela voulait dire qu’il abandonnait l’affaire. Sauf que, j’entendis ses pas s’approcher de moi. Qu’est-ce que ça voulait dire ? J’entendis le bruit du bâton tombant sur le sol. Surprise, je me retournai. Juste à temps pour voir Castiel s’approcher vivement de moi et m’emprisonner dans ses bras. Je n’avais encore rien compris à ce qui se passait que les lèvres du rouquin se posèrent sur les miennes. Quand je me rendis compte de ce qui m’arrivait, une immense joie m’envahit, et je lui rendis son baiser.
Chapitre 41: Ce qui aurait dû être dit depuis longtemps
Je l’avais attendu si longtemps ce baiser. La situation n’était vraiment romantique, mais elle le rendait plus sincère. La fraicheur du vent glacial de la nuit laissa place à la chaleur de notre étreinte. Je ne sentais ni la morsure du froid, ni la douleur. Seulement les lèvres de mon ami posées sur les miennes.
Après un long baiser passionné, Castiel s’écarta lentement de moi et me regarda tendrement dans les yeux.
Castiel : Je t’aime
Enfin ! Amen ! Allelujah ! Il l’a dit ! J’étais tellement heureuse ! C’était comme si toute ma rancœur venait de s’évanouir d’un coup. Je l’attendais depuis si longtemps ce « je t’aime » ! Enfin, vaut mieux tard que jamais. Je lui souris.
Moi : Je t’aime aussi. Tu aurais du directement commencer par ça
Castiel : Je sais. Mais… comme je te l’ai dit c’est la première fois que je le dit
Moi : C’est pas grave. L’essentiel c’est que tu l’ais dit.
Je me mis sur la pointe des pieds et allai quérir un second baiser. Nous nous étreignîmes un long moment avant de finalement nous relâcher. Je ramassai le bâton et le rendis à Castiel. Nous nous remîmes en route d’un pas et d’une humeur plus légère. J’étais euphorique que tout se soit arrangé, et même mieux, qu’il m’ait avoué ses sentiments et embrassé, ce qui voulait techniquement dire que nous étions ensemble. Mais je voulais quand même mettre les points sur les i, pour éviter de répéter l’histoire.
Moi : Je suis contente qu’on ait pu mettre les choses au clair, et se dire ce qu’on pensait vraiment. Mais si jamais tu recommences…
Castiel : Non t’inquiète je le ferais plus.
Moi : Alors ça ma va.
Une bonne chose de faite.  Mais il restait encore un autre problème à régler, mais qui mettrait sûrement plus de temps, et dont l’issu était incertaine.
Moi : Il faudra que j’aie une conversation avec Keycie…
Castiel : C’est sur que la il n’y a pas le choix. Tu voudras que je vienne avec toi ?
Moi : Nan t’inquiète. C’est une affaire entre nous deux
Castiel : Mais au fait, tu sais pourquoi elle m’a embrassé ?
Moi : Disons qu’elle a flashé sur toi                              
Castiel : Ah…merde. Je comprends mieux. Mais attends…tu ne lui a pas dit que tu m’aimais ?
Moi : Non. Elle ne me l’a jamais demandé et puis ça n’aurait pas été correct de ma part. Quand elle m’a dit qu’elle avait le béguin pour toi, je t’aimais déjà, mais tu n’étais pas à moi, donc je pouvais pas lui barrer la route. Je ne pouvais pas m’imposer, parce qu’au final le choix t’appartenait. Et puis…je ne voulais pas me disputer avec elle. Mais maintenant j’y serais bien obligée.
Je soupirai de découragement. Je n’avais vraiment pas envie d’avoir cette discussion avec Keycie. Je venais juste de la retrouver, et je n’avais pas envie d’être fâchée avec elle.  À chaque fois que quelque chose allait bien, une autre se gâtait. J’ai bien la poisse. Voyant mon état, mon nouveau petit-ami me prit tendrement la main.
Castiel : Ne t’inquiète pas. Je suis sur qu’elle comprendra
Moi : Mouais…mais cette meuf est encore plus têtue qu’une mule
Castiel : J’en connais une autre dans ce genre :p
Voyant que c’était de moi qu’il parlait, je lui mis un gentil coup de coude dans les cotes
Moi : Tu veux qu’on en parle de toi ?
Castiel : Nan nan c’est bon x) Mais je te ferais remarquer que c’e…
… ?: ILS SONT LÀ ! CHLOÉ ! CASTIEL !
En entendant nos noms, nous nous retournâmes. J’éclairais l’endroit d’où la voix semblait provenir. Nous vîmes des personnes approcher, puis quand elles furent proches, je reconnus Nath, Melody et Annick. Quand je les vis, je sus qu’enfin le cauchemar était finit. Ils nous avaient retrouvés ! Je lâchai la main de Castiel et fit demi-tour, marchant aussi vite que me le permettaient mes cotes à leur rencontre. Annick se mit à courir et se jeta dans mes bras, me serrant aussi fort qu’elle le pouvait. Elle m’avait à peine serrée que je lâchai un cri de douleur. J’avais complètement oublié que je m’étais blessé aux cotes, et que n’importe quelle pression me faisait horriblement mal. En m’entendant, ma meilleure amie me relâcha sur le champ et me regarda inquiète.
Annick : Ça va ?
Moi : Oui oui. Je me suis juste cassées quelques cotes je pense
Annick : Juste ?! Mais qu’est ce qui vous est arrivé ? On s’est fait un sang d’encre pas possible !
Moi : Désolé. Avec Castiel on s’est disputé et on a perdu la trace des filles, en même temps que notre carte
Nath : On se demande bien à qui la faute…
Castiel : Me cherche pas
Et ça y est, ils recommencent. Ils sont terribles. On est sorti d’affaire, et eux, ils trouvent rien de mieux à faire que commencer à s’engueuler.
Moi : On se calme les gars. Je l’ai un peu cherché. Enfin bref, après ça on s’est perdu, on s’est fait pourchassé par un ours, on est tombé d’un précipice et puis nous voilà.
Nos trois amis nous regardaient abasourdis. C’est sur que notre histoire était quand même à couper le souffle. Je propose même qu’on passe au JT de 20h ^^ Quoi ? Non ? Oh dommage. Enfin bref. Nous dûmes sortir nos compagnons de leur état si nous voulions rentrer.
Castiel : Dis, pas que je me m’ennui, mais je commence sérieusement à me cailler, et puis j’aimerais bien rentrer chez moi.
En entendant ça, ils reprirent leurs sens, et nous nous mîmes en route. Annick vint m’aider, et Castiel accepta en grommelant l’aide de Nath. Melody quant à elle, nous éclaira le chemin. C’est ainsi que nous nous mîmes vers la sortie, vers la fin du cauchemar. 
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Coucou tout le monde! J'espère que ce chapitre vous a plu ^^
Heureusement, ni Castiel ni Chloé n'est mort. Vous voyez que je suis pas si sadique que ça ^^ Et encore plus, ils se sont ENFIN avoués leurs sentiments! C'est pas trop tôt direz-vous ;) Mais vaut mieux tard que jamais. Finalement, tout s'arrange. Suite la semaine prochaine
Bisous <3 
 
PS: J'ai changé la couleur de Nath. Dîtes moi si c'est mieux

Publié dans Saison 2

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Commenter cet article

Lyonevia 29/07/2017 21:32

Je tenais juste à dire que la couleur de Nath etait totalement infecte sur téléphone et que je ne pouvais même pas lire ce qu'il disait sans sélectionner le texte ! Donc c'est bien mieux maintenant !
J'ai adoré ce chapitre ! Je crois que c'est même pas la peine de préciser pourquoi ;p En tout cas, tu as vraiment beaucoup d'imagination ! Tu devrais écrire ta propre histoire, et pas seulement une fan-fiction ! Courage ! Bisous <3

miniayata 22/08/2017 19:06

Oui je sais, on m'a souvent fait la remarque et c'est pour ça que j'ai essayé de la changé un peu, mais tant mieux si c'est mieux maintenant. Merci bisous <3

Laptitebakayandere 13/07/2016 04:54

Kyaaaaaa il la dit il la diiiiit !!! Aaaaaah je t'aime toi c t juste juste aaaaah ya qu'un seul mot qui peut ldecrire atted jprend mon souffle hum hum c t Supercalifragilisticexpialidocious !!! Ha voila g réussi x)) nn sérieusement c t super

Laptitebakayandere 27/07/2016 02:24

Y'en a pas justement sa veut tt dire c sa qui est magnifique *0*

Castiel- Chloé fiction AS 13/07/2016 19:35

Rien que ça x) Faudra penser à donner une définition à ce mot extra long XD Merci ^^

Ne rien laisset 17/06/2016 23:38

Salut,
trooooooooooooopppppppppp bien enfin ils se sont avoués leur sentiments,et CASTIEL a dit JE T'AIME c trop cooollll bravo continue j'ador
BISOUS<3

Castiel- Chloé fiction AS 18/06/2016 22:47

Salut. Et oui enfin !! ^^ Merci

dommage :/ 17/06/2016 21:16

c'est un peu irréaliste :/

Laptitebakayandere 13/07/2016 04:48

C pas fait pour x)) sa s'appelle une fiction

Blup 16/06/2016 16:24

Wow! vraiment chapeau! j'ai découvert ta fiction la semaine passée et je passe vraiment un super bon moment à la lire. J'adore! continue comme ça dans ton inspiration et tes idées! c'est vraiment génial et très original :D gros bisous et bon courage pour la suite

Castiel- Chloé fiction AS 16/06/2016 16:35

Merci beaucoup ^^ ça me fait plaisir qu'elle te plaise. Gros bisous

Bemola 15/06/2016 13:57

JE SUIS TROP PRESSEE !!!

Alors, il sort quand le prochain chapitre ?? ^^

Castiel- Chloé fiction AS 15/06/2016 22:59

Il sort dimanche comme d'habitude ;)

Tu me connais pas 14/06/2016 22:41

je suis trop contente enfin ils ont avoué leurs sentiments depuis le temps que j'attendais ça chui trop contente !!!!!!! KYAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!!! mais il faut surveiller Keycie mais j'ai pas trop confiance en elle je sais pas si elle va accepter leur relation oui ou non mais je la surveille je l'ai dans le collimateur celle là !!!!

Castiel- Chloé fiction AS 15/06/2016 22:59

Et oui ça y est ^^ !! On verra sa réaction

Malou 14/06/2016 01:07

Enfin ils sont ensembles depuis le temps qu'on attend ça et merci pour la couleur de Nath c'est beaucoup plus lisible

Castiel- Chloé fiction AS 14/06/2016 21:13

Et oui ^^ je t'en prie

Ardnalyl 13/06/2016 18:36

Cool ce chapitre , je suis contente que Cast' l'ai enfin diiiis !!!!

Castiel- Chloé fiction AS 13/06/2016 21:40

Mercii ^^

Anastasia 13/06/2016 12:44

Rien a dire........

Ouiiiiiiiiii !!!!!!!!!! Enfin ! Après 41 chapitre ils se disent enfin "je t'aime". MAIS (il y a toujours un mais...) pourquoi tu as fais en sorte que Castiel est aimé le kiss avec Keycie !!!! Tu as encore fais preuve d'un peu de sadisme !!!!

Sinon.... j'ai adoré comme toujours ! Gâté de lire la suite et de voire un affrontement Chloé-Keycie !!!!